Handicapés : Nantes l’accueillante

par Ludovic Bellanger

L’Association des paralysés de France (APF) a publié son palmarès des villes les plus accessibles.

François Hollande et Jean-Marc Ayrault. Le maire de Nantes dans les rues de sa ville avec le candidat socialiste, le 19 janvier 2012. Le député-maire PS se félicite du travail de la ville avec les associations de personnes handicapées. C’est pour ce travail que Nantes a été classé première ville de France en matière d’accueil par l’Association des paralysés de France. Photo : PATRICK KOVARIK/AFP

Première du classement pour la troisième année consécutive, Nantes se distingue une nouvelle fois pour ses actions en faveur de l’accueil des usagers handicapés. « Notre volonté est d’inscrire l’accessibilité de notre ville et l’intégration des citoyens handicapés au cœur de toutes nos politiques publiques, qu’il s’agisse de transports, d’équipements, de lieux publics ou culturels », résume le député-maire de Nantes, Jean-Marc Ayrault. « C’est ce travail continu, en partenariat avec les associations, qui est aujourd’hui récompensé. » Talonnée par Grenoble et Caen, la ville s’est engagée jusqu’en 2014 à favoriser l’accès aux commerces, à développer le Plan de mise en accessibilité de la voirie et des es- paces publics (PAVE), et à faciliter la pratique des loisirs. Le service public municipal se met également au diapason. Outre des crèches et des écoles équipées pour l’accueil des enfants handicapés, le personnel administratif s’est initié à la langue des signes.

Paris dans la moyenne, Marseille épinglée

Si Paris et Lille occupent une honorable 20e position, dans la moyenne nationale, Marseille se trouve en revanche au 70e rang. « Sa progression est telle qu’elle peut finir en tête du classement dans deux ans », espère Jean-Marie Barbier, président de l’APF. Il observe : « Le contraste est très fort d’une ville à l’autre, mais le retard est encore rattrapable », notant la dernière position de Bar-le-Duc (Meuse). Le palmarès établi prend en compte le cadre de vie adapté, les équipements municipaux accessibles et le volontarisme de la politique locale. « La vie quoti- dienne ordinaire est toujours un vœu pieu pour les personnes en situation de handicap », déplore encore l’association, qui rappelle l’échéance de 2015, année limite pour la mise en accessibilité des établissements et des transports publics.

Ludovic Bellanger
Article paru dans le numéro 436
du mercredi 22 FEVRIER 2012

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