Un exemple pour l’Europe : Des start-up par milliers

par Manuel Singeot

Rebecca Woodcock, cofondatrice de Cakehealth, une entreprise de gestion des dépenses de santé pour particuliers, au forum TechCrunch Disrupt 2011 de San Francisco. Photo : ARAYA DIAZ/AFP

Pour dynamiser leur économie, les grandes métropoles américaines ont encouragé la création de milliers de start-up exploitant les nouvelles technologies. Plus que jamais, le numérique est au cœur de la revitalisation de l’économie américaine.

La révolution numérique a amené de profonds chan- gements dans les équipements informatiques professionnels et grand public. Les nouveaux géants, Apple, Google ou Facebook, se battent à coups de milliards pour garder leur position. Mais dans l’ombre, la révolution numérique est en train de permettre l’éclosion d’une nouvelle génération de start-up qui insufflent dynamisme, créativité et audace dans un tissu économique encore partiellement plongé dans la crise.

Une étude du cabinet Forrester sur l’année 2011 montre que 78 % des entrepreneurs ayant créé de très petites entreprises (TPE) aux États-Unis espèrent voir leur activité croître dans les deux prochaines années, et que 39 % d’entre eux prévoient de voir le nombre de leurs employés doubler dans la même période. Ces nouvelles entreprises sont cruciales pour l’économie américaine : les start-up technologiques créent par employé treize fois plus de brevets que les compagnies de taille supérieure.

Et cette tendance se retrouve aussi dans les entreprises des secteurs de la santé ou des biotechs. Fait nouveau, les grandes villes américaines se battent maintenant pour attirer ces entreprises, notamment New York, qui ne veut plus voir la Silicon Valley truster les sièges sociaux. Proximité avec les investisseurs de Wall Street, de nouveaux campus technologiques, l’attrait de la vie dans une métropole planétaire, New York fait tout pour que les fondateurs et employés de ces jeunes entreprises, très motivés et créatifs, viennent vivre sur son sol.

La bourse de New York parie sur les start-up

Le New York Stock Exchange (NYSE), en partenariat avec NYSE Euronext et Accion, lance un programme d’aide à la création de start-up aux États-Unis. Les entreprises à forte croissance ou nouvellement créées sont visées par ce programme, surtout si elles portent de nouveaux produits ou concepts. L’idée est d’apporter les compétences des fondateurs d’entreprises ayant réussi auprès des jeunes pousses afin de les aider à grandir et créer de nouveaux emplois

Détroit, capitale de l’automobile et métropole en plein déclin, investit elle aussi dans les programmes destinés à faire venir des start-up sur son territoire. Ce positionne- ment est vital pour une métropole qui a perdu plus de la moitié de sa population entre 1950 et 2010, passant d’environ 1 850 000 à 713 000 habitants. Sinistrée économiquement et socialement, la capitale de l’industrie automobile présente cependant de nombreux atouts, notamment une infrastructure de transports capable d’absor- ber un trafic beaucoup plus vaste qu’aujourd’hui et un parc immobilier qui, s’il n’est pas en bon état, est accessible à des prix très bas. Détroit sera aussi relié à Chicago par l’une des lignes de train à grande vitesse, projet dans lequel le gouvernement américain a injecté 196 millions de dollars. Des Business Angels et la municipalité sont rejoints par l’université du Michigan pour la mise en place de fonds d’investissement. Résultat, Venture for America, programme qui vise à aider les start-up américaines, classe Détroit comme l’une des villes où les jeunes diplômés peuvent démarrer leur carrière dans de bonnes conditions.

Ces start-up sont pour les États-Unis leurs géants de demain. Dans une économie pilotée par l’innovation, ce pari est pertinent, d’autant qu’il est mû par une compétition entre les entreprises et entre les villes d’accueil qui tire tout le monde vers le haut. Un choix que l’Europe devrait étudier pour sa propre économie, elle aussi en difficulté.

Manuel Singeot
Article paru dans le numéro 440
du mercredi 28 MARS 2012

4 réflexions au sujet de « Un exemple pour l’Europe : Des start-up par milliers »

  1. Je suis contente que tu ame8nes ce sujet, Isabelle. Comment penesr, discuter et de9battre sur l’avortement sans grimper dans les rideaux et se tirer les cheveux ? L’avortement, question douloureuse s’il en est une, n’est pas un sujet dont on peut parler a la le9ge8re. Mais oui, on peut en parler, en prenant certaines pre9cautions de de9part, pour que tout soit clair ( mon opinion personnelle) : 1)L’avortement est une intervention possible, pour les femmes, d’arreater une grossesse.2) La libre disposition du corps des femmes ne devrait jamais eatre remise en question par qui que ce soit.3) L’accessibilite9 de l’avortement se9curitaire doit eatre prote9ge9e.4) Le choix des femmes de de9cider de leurs vies est au centre des revendications fe9ministes.5) L’avortement est la proce9dure me9dicale qui permet e0 certaines femmes de ne pas mener e0 terme une grossesse, et de ce fait, avoir un contrf4le sur leurs destine9es. L’avortement et le choix sont donc intimement lie9s pour les femmes.6) L’avortement e9tant une proce9dure me9dicale permettant aux femmes de ne pas avoir d’enfant, elle est donc une question sociale, politique, e9motionnelle, e9thique, morale, culturelle et e9conomique. D’of9 la difficulte9 e0 discuter rationnellement de la question de l’avortement : elle implique tellement de niveaux, e0 la fois personnels, prive9s, que politiques et sociaux. Peut-on demander pourquoi il y a tant d’avortements au Que9bec ? Ou encore, peut-on demander, lorsque naissance il y a, pourquoi il y a tant de ce9sariennes, d’e9pidurale ou d’e9pisiotomie ? Ces questions sont beaucoup moins brfblantes que celle de l’avortement, mais elles recoupent celles du choix d’accoucher, de disposer de son corps au moment de l’acte de donner naissance Je pense que c’est possible d’eatre fe9ministe et de ne pas eatre pour l’avortement, meame si a priori je trouve que c’est une position contradictoire. Intuitivement, je dirais que non, mais rationnellement, c’est possible. Alors je crois que c’est totalement justifie9 de se demander : pourquoi il y a autant d’avortements au Que9bec ? Avec SophieSexologue, j’abonde dans le sens d’une lacune grave en e9ducation sexuelle chez les jeunes. De plus, je suis d’accord avec son point sur l’estime de soi. Il faut encourager les gens e0 embrasser une sexualite9 e9panouie et respectueuse de soi-meame et de l’autre partenaire, tout en connaissant nos limites personnelles et en exigeant le port du condom ou la prise de contraceptifs. Pourquoi la solution de l’avortement ? Peut-il seulement y avoir une re9ponse ade9quate e0 cette question ? Je ne pense pas. Qu’est-ce que le recours des Que9be9coises e0 l’avortement veut dire sur elles ? Que peut-on de9duire de ce haut taux d’avortement, sans tomber dans la morale ou les condamnations ? Je ne veux pas tomber dans la morale gna gna , je veux seulement voir s’il est possible, entre fe9ministes, de discuter de l’avortement sans remettre en question nos acquis. Peut-on me9nager un espace de discussion sur le sujet sans que certaines d’entre nous montent aux barricades et nous enle8vent le titre de fe9ministes ? (Il y a tellement de divergences au sein des mouvements fe9ministes de9je0 ) Est-il possible de discuter des implications e9thiques de l’avortement sans se prendre la teate et se disputer ? Je ne sais pas, je n’ai pas de re9ponse. Mais je le souhaiterai tre8s fort.

    • Le pre9sident du Comite9 olympique frane7ais reovnye9 en correctionnelleLE MONDE Apre8s Guy Drut, la France pourrait bientf4t perdre un deuxie8me repre9sentant au Comite9 international olympique (CIO). Henri Se9randour, 69 ans, pre9sident du Comite9 national olympique et sportif frane7ais (CNOSF), membre du CIO depuis septembre 2000, doit comparaeetre, vendredi 30 juin, devant la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris, pour des faits de prise ille9gale d’inte9reats. M. Se9randour fait l’objet d’une citation directe du parquet de Paris, et risque une peine maximale de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros.Une enqueate pre9liminaire avait e9te9 ordonne9e, en janvier 2004, par le procureur de Paris, alerte9 par une de9nonciation de la Cour des comptes sur la base de l’article 40 du code de proce9dure pe9nale qui oblige toute autorite9 constitue9e ( ) ayant connaissance d’un crime ou d’un de9lit e0 en informer le procureur de la Re9publique . En l’occurrence, les magistrats de la rue Cambon avaient de9couvert, en examinant les comptes du CNOSF association reconnue d’utilite9 publique dote9e d’un budget de fonctionnement de 8 millions d’euros -, un certain nombre d’anomalies , comme ils l’avaient releve9 dans leur rapport annuel 2003.Saisis de l’affaire, les policiers de la brigade de re9pression de la de9linquance e9conomique (BRDE) avaient identifie9 deux types de de9lits impliquant M. Se9randour. Ils avaient d’abord releve9 une pre9somption de de9tournement de fonds publics. M. Se9randour aurait utilise9 un ve9hicule et une carte bancaire du CNOSF lors de ses vacances. Le pre9judice se montait e0 3 000 euros.Les policiers avaient en outre enqueate9 sur des faits de prise ille9gale d’inte9reats. M. Se9randour, d’apre8s leurs investigations, aurait facilite9 l’embauche de sa femme, l’ancienne nageuse de haut niveau Catherine Poirot, par la socie9te9 de communication Mavickom, devenue Ple9yades. Le CNOSF avait contracte9 avec cette entreprise, lui permettant d’assurer la vente de billets pour le Tournoi de rugby des six nations, puis de participer e0 la re9alisation d’une fresque des me9daille9s , au sie8ge du CNOSF, dans le 13e arrondissement de Paris. Mme Poirot avait quitte9 la socie9te9 quinze mois apre8s son embauche, en 2001. Le pre9judice e9tait estime9 par les policiers e0 1,5 million de francs. Nc9GLIGENCE M. Se9randour avait e9te9 discre8tement entendu par la BRDE, en pleine pre9paration de la candidature de Paris pour l’obtention des Jeux olympiques de 2012. Dans l’entourage de M. Se9randour, on admet les faits, en parlant de ne9gligence et en niant tout enrichissement personnel .En cas de condamnation de M. Se9randour gaulliste de toujours -, la commission d’e9thique du CIO pourrait examiner son cas, comme elle l’avait fait pour Guy Drut. En 2005, elle avait suspendu l’ancien ministre de la jeunesse et des sports de ses droits, pre9rogatives et fonctions au sein du CIO. Le de9pute9 (UMP) de Seine-et-Marne avait e9te9 condamne9 en octobre 2005 e0 quinze mois de prison avec sursis et 50 000 euros d’amende dans l’affaire des marche9s publics d’Ile-de-France puis amnistie9 fin mai par le pre9sident de la Re9publique. Son poste reste vacant, l’amnistie pre9sidentielle ne garantissant pas son retour au CIO. La commission exe9cutive se re9unit les 21, 22 et 23 juin. Une de9cision devrait eatre prise sur le cas de M. Drut, la commission d’e9thique devant apporter ses conclusions. Le CIO n’e9tait pas au courant des soucis judiciaires de M. Se9randour. La palette des sanctions s’e9tend de l’avertissement e0 l’exclusion.Ge9rard DavetArticle paru dans l’e9dition du 08.06.06

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