Le Mercredi 31 octobre 2007
Secteur particulier, la santé est assujettie à une réglementation spéciale en matière de PPP. Dans le cadre du Plan hôpital 2007, l’ordonnance du 4 septembre 2003 a permis aux établissements publics de santé de contracter des Baux emphytéotiques hospitaliers (BEH) avec des partenaires privés (25 BEH ont été signés à l’heure actuelle). Ces établissements peuvent également, depuis juin 2004, signer des contrats de partenariats.
« L’hôpital est parfaitement conscient de la nécessité d’inventer de nouvelles réponses pour faire face aux défis actuels, parmi lesquels le fait de devoir concilier les difficultés financières et l’objectif de qualité du service public », affirme Claude Evin, président de la fédération hospitalière de France. Il estime que les PPP permettent « une meilleure maîtrise des délais et des coûts, ainsi que de la maintenance » et espère qu’ils seront développés non seulement pour la construction d’établissements, mais également pour les « systèmes d’information ».
Reste que les PPP « sont une démarche nouvelle » et que des améliorations sont nécessaires, tant du point de vue des personnes publiques que de leurs partenaires privés, ajoute-t-il. Deux critiques principales sont adressées aux pouvoirs publics : d’une part, celle émise par Joël Bouffies, directeur du Centre hospitalier sud-francilien, pour qui la fiscalité appliquée aux BEH est « aberrante et dissuasive ! » ; d’autre part, celle de Thierry Aveline de Rossignol, PDG de Gespace, pour qui la maintenance, pourtant très importante, risque, face à l’insuffisance des moyens financiers des hôpitaux publics mise en avant par Claude Evin, de servir de « variable d’ajustement ».
Dans le secteur privé, des progrès restent aussi à faire, notamment car le PPP, qui implique une démarche de coût global, est encore une nouveauté pour le secteur privé, explique Stéphane Stoll, DGA d’Exprimm.
Pour développer cette formule, que tous s’accordent à trouver « prometteuse », il faut donc encore que le public et le privé achèvent leur apprentissage du « travailler ensemble », conclut Jérôme Fleury, directeur adjoint d’Eiffage concessions.
