Après son adoption en première lecture le 4 novembre à l’Assemblée, le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) est maintenant en examen au Sénat. La discussion des sénateurs sur le texte se termine le 20 novembre mais, déjà , quelques modifications ont été apportées au projet de loi.
Parmi les grands changements à noter : l’amendement déposé par le rapporteur du PLFSS, Alain Vasselle (UMP, Picardie) sur le forfait social, adopté à l’unanimité par les sénateurs, avec avis favorable du Gouvernement. Le forfait social est une nouvelle contribution de 2 %, créée par le PLFSS 2009, à la charge des employeurs sur l’intéressement, la participation, l’épargne salariale et la retraite supplémentaire. Cet amendement vise à assujettir les parachutes dorés à la Contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS) et à la Contribution sociale généralisée (CSG). Le texte prévoit désormais que « les indemnités d’un montant supérieur à 30 fois le plafond annuel […] sont intégralement assimilées à des rémunérations pour le calcul des cotisations. […] Il est fait masse des indemnités liées à la rupture du contrat de travail et de celles liées à la cessation forcée des fonctions. » Selon le sénateur, en faisant masse de toutes les indemnités perçues, il s’agit de « limiter les abus éventuels » et de prévoir « l’assujettissement à la CSG et à la CRDS à partir du premier euro et non à partir du montant de l’indemnité légale ou conventionnelle ».
Par ailleurs, le Gouvernement a refusé un autre amendement, adopté en commission des affaires sociales, déposé par Alain Vasselle, qui visait à élargir l’assiette du forfait social de 2 % aux tickets restaurant ou autres avantages des comités d’entreprise. Le rapporteur, réagissant au fait que les taux de taxation ne sont pas harmonisés, estime que « plus une assiette est large, plus le taux est faible et mieux il est accepté par le contribuable ». Mais pour Roselyne Bachelot, « cet amendement risque de peser sur le pouvoir d’achat des salariés dans un contexte peu favorable ». Devant l’opposition des sénateurs tous bancs confondus et du Gouvernement, Alain Vasselle a retiré l’amendement.
Laure Martin
