Garder le prix unique

31 mar 2009 - 

Audition – Le député Hervé Gaymard (UMP, Savoie), a présenté le 25 mars devant la commission des affaires culturelles de l’Assemblée le rapport qu’il a remis à Christine Albanel sur la situation du livre. Conclusions : ne pas modifier la loi de 1981 mais adopter une proposition de loi sur les délais de paiement.

Après le débat sur le prix unique du livre qui a eu lieu en juillet 2008 lors de l’examen de la Loi de modernisation de l’économie (LME), Hervé Gaymard a cherché à évaluer la loi du 10 août 1981 relative au prix du livre. Conclusion : cette dernière « a rempli son objectif principal, qui consistait à permettre au plus grand nombre d’avoir accès aux œuvres. Elle a favorisé le maintien et le renouvellement de la librairie française ». Elle aurait également permis à l’édition française de faire preuve d’une « grande vitalité ».
Entrant dans les détails du texte, Hervé Gaymard estime qu’il ne faut modifier ni le délai de deux ans avant de pouvoir procéder à des soldes ni le délai à respecter avant la vente d’un titre en « club ». Il ne faudrait pas non plus supprimer la remise de 5% que le libraire peut consentir sur le prix d’un ouvrage. Au total, affirme le député, « il ne faut rien changer ».
Au-delà de la loi de 1981, le rapporteur estime que le secteur du livre ne doit pas être soumis à la réduction des délais de paiement prévus par la LME : « un accord dérogatoire en cours de discussion devrait permettre de régler le problème pour 2009 », explique-t-il, rappelant que, « tous groupes parlementaires confondus, les députés ont déposé une proposition de loi pour sortir le secteur du livre du champ de la loi ».
Enfin, Hervé Gaymard appelle à améliorer les relations entre libraires, distributeurs et diffuseurs et à mettre en place un suivi statistique (booktracking) afin de réduire le nombre de livres mis au pilon.
C.D.

7 à 8 livres par an, c’est ce que lisent les Français.
5 Mds€, c’est le chiffre d’affaires du secteur du livre (contre 1,5 Md€ pour celui du DVD et 1,2 Md€ pour celui du CD). De l’imprimerie à la librairie, le secteur emploie 80 000 salariés.


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