OMC : « Nous n’irons pas plus loin »

29 juin 2009 - 

A l’occasion d’un débat au Sénat le 25 juin sur le volet agricole de la négociation de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture, a souligné le fait qu’en matière agricole, « nous n’irons pas au-delà de ce que nous avons déjà concédé » dans le cadre du cycle de Doha. « Nous ne sacrifierons pas les intérêts de l’agriculture sur l’autel d’un accord international. On nous dit qu’il faut achever coûte que coûte la négociation, mais il n’y a aucune raison à cela ! » Estimant que si un accord est conclu, il devra « être équitable et fondé sur des règles de réciprocité », il « ne voit pas pourquoi nous, Européens, abandonnerions les restitutions à l’exportation si, de leur côté, les autres pays ne renoncent pas à l’ensemble des aides directes qu’ils apportent à l’exportation ». Et de citer « l’aide alimentaire en nature, comme aux Etats-Unis, les crédits à l’exportation, comme au Brésil, ou les monopoles d’Etat pour les exportations agricoles, comme en Australie et en Nouvelle-Zélande ».
« Le Gouvernement est déterminé à ce qu’un accord sur l’agriculture à l’OMC n’oblige pas l’Union européenne à réviser la Pac. Il n’acceptera pas un texte agricole qui nous priverait de leviers de régulation du marché agricole communautaire », a précisé Anne-Marie Idrac, secrétaire d’Etat au Commerce extérieur.
C.D.


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