Le Mardi 21 juillet 2009
Au-delà de la maîtrise des dépenses (lire en Une), Jean Arthuis a soulevé un second point sur lequel il faudrait agir : la réforme territoriale. Il souhaite qu’elle s’accompagne d’une réforme de l’Etat déconcentré. Et le sénateur de citer l’une des propositions du rapport Balladur qui « préconise la suppression des services déconcentrés dans les domaines où les compétences ont été transférées aux collectivités locales ». Toujours concernant les collectivités, il a insisté sur la nécessité de préserver leur capacité d’investissement. « Lorsque nous avons entendu le ministre chargé de la mise en Å“uvre du plan de relance, j’ai cru comprendre qu’il préconisait de pérenniser en quelque sorte le versement anticipé des attributions au titre du fonds de compensation de la TVA ».
Enfin, troisième décision sur laquelle le Gouvernement devra se prononcer : les prélèvements obligatoires pour lesquels la France figure parmi les champions d’Europe. « Nous devons restaurer la cohérence de notre système fiscal. La commission des finances réfléchit à un triptyque permettant de revoir totalement l’impôt sur le revenu, l’impôt sur la fortune et le bouclier fiscal ».
Sécu : flou artistique
Autre objet de débat : la sécurité sociale. Partant du postulat que les cotisations sociales devraient stagner en 2009 et les recettes de CSG diminuer, Muguette Dini (UC, Rhône) se dit sceptique sur « les hypothèses économiques très volontaristes qui sous-tendaient la LFSS 2009 ». Celles-ci tablaient sur une croissance de la masse salariale de 2,75 %. « Or, cette dernière devrait se contracter de 1,25 % », précise-t-elle.
Par ailleurs, la sénatrice a interrogé le ministre l’absence de projet de loi de financement rectificatif. « N’aurait-il pas été justifié de demander au Parlement de prendre acte, à défaut de mesure correctrice, de la caducité totale des équilibres votés en fin d’année dernière ? »
Toutes les branches affichent aujourd’hui un solde négatif : la maladie pourrait ainsi connaître un déficit de 9,4 MdsE, la vieillesse de 7,7 MdsE, la famille de 2,6 MdsE et les accidents du travail-maladies professionnelles de 300 MnsE. Pour la sénatrice, le Parlement dispose de trop peu d’éléments mais les premières prévisions font d’ores et déjà état « d’un déficit du régime général d’environ 30 MdsE ».
