L’entreprise, promotrice des droits de l’Homme

20 juil 2009 - 

Alors que l’idée de responsabilité sociale des entreprises semble faire son chemin, les entreprises peuvent-elles et doivent-elles être « le bras armé dont ont besoin les Droits Humains du XXIe siècle ? » Partant de cette interrogation, Dominique de la Garanderie, avocate en droit social, estime que le développement de la Responsabilité sociétale des entreprises (RSE) depuis quelques années dans le monde représente une « face positive de la mondialisation ». La RSE, « vecteur essentiel de diffusion des droits de l’Homme », consiste pour une entreprise à « mener des actions d’intérêt général qui vont au-delà de son immédiat horizon économique », sans y être juridiquement contrainte.
Partant d’exemples précis, elle propose donc un « modèle de démarche RSE » : élaboration d’une « Charte » reprenant des grands principes de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, déclinaison de ces engagements en objectifs opérationnels concrets, implication des salariés et développement le contrôle, aussi bien interne qu’externe.
A l’heure de la montée du développement durable et d’une certaine tendance à appréhender l’entreprise comme une personne porteuse de valeurs, Dominique de la Garanderie considère que « le risque pour l’entreprise, c’est de ne pas se soucier de sa responsabilité sociétale, laissant ses concurrents prendre position sur ce terrain et se poser en référence ».
C.D.


La longue marche, entreprises, droits de l’Homme, mondialisation – Dominique de la Garanderie – Editions François-Xavier de Guibert – 180 p. – 18 €.


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