Le sénateur Jean-Pierre Raffarin (UMP, Vienne) a critiqué le 12 mars sur RTL la taxe carbone, qui « n’est pas applicable à court terme en Europe ». « On a assez peu de chances de changer les comportements si on est les seuls à engager cette réforme dans l’Union européenne. » Il faut, a-t-il expliqué « trouver un juste équilibre » qui « passerait pas une action européenne qui devrait être un préalable à l’action française en matière de taxe carbone ».
Un point de vue que semble partager le chef de l’Etat : dans une interview au Figaro magazine publiée le 12 mars, il annonce que, certes, « la France montrera l’exemple », mais que l’exécutif « veut dans le même temps une taxe carbone aux frontière de l’Europe ». Si le calendrier – entrée en vigueur de la contribution climat énergie le 1er juillet – a été réaffirmé par Jean-Louis Borloo, Nicolas Sarkozy semble bien vouloir une pause, si ce n’est faire marche arrière, suggérant de prendre « le temps de la concertation, au niveau européen comme au niveau national ».
12 mar 2010 -
