Le Questionnaire – Eric Ciotti, député UMP des Alpes-Maritimes

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Par Béatrice Houchard

Photo Stéphane Danna / AFP

Éric Ciotti, 46 ans depuis le 28 septembre, a été élu député en 2007. Il est aussi président du conseil général des Alpes-Maritimes. Affirmant avec conviction ses valeurs de droite, c’est sans conteste l’une des révélations de la législature.

Quel événement vous a décidé de faire de la politique ?

J’ai toujours été fasciné par la vie politique. Mon oncle était élu à Saint-Martin-Vésubie, dont je suis aujourd’hui le conseiller général. Je l’accompagnais tout jeune au conseil municipal. Cela me passionnait. Et puis , il y a eu ce choc en 1981. J’avais 16 ans. Pour moi, l’élection de la gauche en France était un bouleversement. Les valeurs qui étaient les miennes n’étaient plus représentées par le Gouvernement mis en place par François Mitterrand. Ce jour-là, j’ai adhéré au RPR pour m’engager en politique.

La proposition de loi que vous rêvez de faire adopter ?

La proposition de loi sur le service citoyen, que j’ai déposée sur le bureau de l’Assemblée nationale, visant à l’encadrement des jeunes mineurs délinquants n’est peut-être pas un rêve, mais j’y tiens. Je suis persuadé qu’elle participera à améliorer la sécurité de nos concitoyens tout en redonnant un cadre et des repères à ces jeunes à la dérive qui ont perdu tout sens de la vie en société.

Justement, n’a-t-elle pas du plomb dans l’aile ?

Pas du tout. Dans un premier temps, la commission de la défense de l’Assemblée, consultée pour avis et mal informée, a repoussé le texte. Depuis, il a été adopté par la commission des lois, avec une large majorité, et il sera discuté le 4 octobre.

Le Sénat, désormais majoritairement à gauche, peut-il refuser de l’inscrire à l’ordre du jour ?

À l’Assemblée, ma proposition a été mise à l’ordre du jour par le Gouvernement. Il devrait en être de même au Sénat. Je peux vous dire que le Gouvernement est décidé à aller vite sur ce texte. Et si le Sénat ne l’adopte pas, l’Assemblée nationale aura le dernier mot, conformément à la Constitution.

La loi, adoptée avant votre élection, que vous auriez aimé voter ?

La loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyen- neté des personnes handicapées a été une loi majeure pour laquelle j’aurais aimé donner mon vote.
Quelle femme politique admirez- vous le plus ? Je pense à Simone Veil. On partage les mêmes racines niçoises, c’est vrai, mais au-delà c’est une femme qui a fait preuve d’un courage exemplaire, dans son enfance, d’abord, puis dans son parcours politique. Une grande humaniste qui a fait avancer bien des causes dans notre pays.

De quel adversaire politique vous sentez-vous le plus proche ?

Pour moi la vérité est la première des exigences. C’est pourquoi je pense à Claude Allègre, connu pour ses positions tranchées et sans langue de bois.

Quel livre êtes-vous en train de lire ?

C’était un temps déraisonnable, le livre sur la Résistance de Georges- Marc Benamou.

Le lieu de votre circonscription que vous préférez ?

La question n’est pas facile. J’ai la chance d’être le représentant d’une très grande circonscription. Les quartiers Est et du centre-ville sont les plus anciens de la cité. Il y a le port et le Vieux-Nice, le cœur de la cité historique. Les quartiers Est, qui sont les quartiers populaires où se niche l’âme de la ville depuis les années 1950. J’aime aller à la rencontre des riverains et des commerçants de ces quartiers, notamment les jours de marché ! Le quartier de la gare, qui grouille de vie, ce quartier ne dort jamais ! Et maintenant les quartiers un peu plus à l’Ouest, qui longent la mythique promenade des Anglais ! Entre chacun de ces endroits chargés d’histoire, il m’est difficile de faire un choix. Je les apprécie tous pour ce qu’ils ont à offrir. S’il faut choisir, sans doute, le port de Nice, qui naturellement constitue le phare de la circonscription.

Quand vous fredonnez, c’est quel air ?

J’habite en France, de Michel Sardou.

Quelle photo avez-vous sur votre bureau ?

J’en ai plusieurs. Il y a celles qui me rappellent mes grands rendez-vous politiques, par exemple, quand j’ai remis mon rapport sur l’amélioration de l’exécution des peines à Nicolas Sarkozy, à l’Élysée. Et puis, naturellement, des photos de mon épouse, Caroline, et de ma fille, Jeanne-Marie.

On vous propose de déjeuner en tête à tête avec une personnalité disparue. Qui choisissez-vous ?

Sans hésitation, le général de Gaulle.

Une réflexion au sujet de « Le Questionnaire – Eric Ciotti, député UMP des Alpes-Maritimes »

  1. On est beaucoup à apprécier votre travail. Ne changer rien et soyez plus présent dans les quartiers.
    Les niçois et Nice ont besoin de vous et des valeurs que vous représentez.