Tramway toulousain : c’est reparti

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Photo Pascal Pavani / AFP

Principale source de discorde entre la majorité et l’opposition municipale, la prolongation du tramway de Toulouse a été validée par le Conseil d’État.

Pierre Cohen peut être « soulagé ». Le Conseil d’État vient d’annuler l’ordonnance rendue le 1er juin dernier par le juge des référés du tribunal administratif de Toulouse, qui avait infligé un camouflet à la mairie socialiste de la ville en exigeant la suspension des travaux prévus pour la prolongation du tramway, à la demande de riverains et de commerçants.

Le chantier controversé devrait débuter fin décembre, précise le maire de Toulouse. Des travaux préalables de déviation des réseaux d’eau, d’électricité et de téléphonie ont déjà été réalisés.

Une ligne d’intérêt général
Contrairement au juge de première instance, le Conseil d’État a estimé que le prolongement de 3,8 km de la ligne existante servait bien l’intérêt général, et que les études d’impact menées en vue du projet étaient suffisantes. Le coût estimé des travaux de prolongation (120 millions d’euros), qui peut être jugé « élevé », permet de « compléter le maillage du réseau de transports en centre-ville en accueillant un trafic excédant les simples besoins des secteurs traversés », note encore le Conseil d’État.

En juin, le tribunal administratif avait estimé que ce nouveau tronçon doublonnait avec le métro, et qu’il ne garantissait pas une réduction significative du nombre de voitures en circulation. La ligne Garonne devait initialement être livrée fin 2013, mais le maire affirme que la mise en service avant les municipales de 2014 « n’est pas une fin en soi ».

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