Accueil / Politiques / Borloo : une surprise pas surprenante
arrowRetour
Politiques

5 octobre 2011

Borloo : une surprise pas surprenante

Part Robert Namias
[caption id="attachment_314" align="alignleft" width="300" caption="Photo Sylvain Thomas / AFP"][/caption] Mini-coup de théâtre ce dimanche sur le plateau de TF1. Jean-Louis Borloo a pris de court la plupart de ceux qui s’étaient ralliés à lui pour porter les couleurs centristes à la présidentielle. Et pourtant, cet imprévu était assez prévisible. Tous les proches de l’ancien ministre d’État, à commencer par Rama Yade, Yves Jégo, Dominique Paillé et quelques autres, ont appris en regardant TF1 ou peu avant 20 heures que Jean-Louis Borloo ne se lancerait pas dans la course présidentielle. Mini-coup de tonnerre pour ceux qui s’étaient ralliés au président du Parti radical et qui ne doutaient plus de la candidature de leur champion. Il est vrai que depuis quelques semaines le leader centriste avait multiplié les déclarations qui semblaient ne plus laisser place au doute sur ses propres choix. Pourtant c’était mal le connaître : Borloo n’est pas un guerrier, et il faut l’être pour se lancer dans un tel combat électoral. On ne peut faire fi longtemps de la psychologie d’un homme qui préfère la réflexion intellectuelle et la recherche du consensus par l’échange plutôt que l’affrontement violent, souvent meurtrier, d’une présidentielle. La situation de tension politique dans laquelle se trouve plongé le pays n’est pas du goût de l’homme du grenelle de l’environnement, et les récentes élections sénatoriales ont accéléré sa décision de non-candidature. Les divisions au sein de la droite ont pour partie coûté la présidence de la Haute Assemblée à l’UMP. Borloo n’entendait pas être accusé d’accroître encore ces divisions et d’apparaître comme l’éventuel responsable de l’échec du Président sortant. La nouvelle n’est donc pas mauvaise pour Nicolas Sarkozy, elle affine la donne en précisant la photographie de la future campagne. Pour autant, la route un peu mieux déblayée ne fait pas l’élection. Difficile encore d’imaginer où iront les voix de ceux qui entendaient voter Borloo. Pour certaines sans doute chez François Bayrou, qui n’en espérait pas tant. La parenthèse Borloo se referme, Hervé Morin se prépare et la future échéance est plus ouverte que jamais.

Les autres articles

Innovations

9 avril 2018

André Santini : « Pour faire la ville de demain, il faut des “smart mayors” et des acteurs publics qui osent »

Entretien avec André Santini, ancien ministre, maire d’Issy-les-Moulineaux et vice-président de la Métropole du Grand Paris.

Innovations

9 avril 2018

« IssyGrid », le précurseur français de la ville intelligente

La France, toujours frileuse en matière d’innovation ? La ville d’Issy-les-Moulineaux fait mentir cet adage, en tout cas en matière de « smart city », et développe depuis maintenant six ans son propre « quartier intelligent ».

Innovations

9 avril 2018

Smart city : chic et intelligence

Are you digital ready ? À l’occasion du Salon des maires d’Île-de-France 2018 (Paris Event Center, La Villette, du 10 au 12 avril), L’Hémicycle a souhaité faire le point sur la digitalisation de la région capitale.

Innovations

9 avril 2018

« Confronter les start-up à la réinvention du modèle communal »

Entretien avec Stéphane Beaudet, maire de Courcouronnes, président de l’Association des maires d’Île-de-France (Amif)

Politiques

22 février 2018

Sonia Krimi : le rêve d’une France de culture

C’est une jeune femme souriante qui nous reçoit dans son bureau de l’Assemblée nationale. Quand on l’interroge sur ces quelques cinq ou six mètres carrés où la députée de La...
Cultures

21 février 2018

Les raisons du « malheur législatif »

Denis Baranger, professeur de droit public à l’université Panthéon-Assas, publie Penser la loi, Essai sur le législateur des temps modernes (Gallimard). La grande histoire de la loi, ses nombreuses métamorphoses, des temps anciens à nos jours

fermer