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Politiques

18 juillet 2017

François Patriat : « Le groupe LREM au Sénat ne peut espérer devenir majoritaire en septembre »

Entretien avec François Patriat, sénateur de la Côte d’Or, président du groupe LREM au Sénat

 

Le groupe La République en marche (LREM) a été créé au Sénat ? Combien êtes-vous aujourd’hui ?

Ce nouveau groupe compte aujourd’hui 30 députés. Pluraliste, il est constitué d’anciens sénateurs socialistes, écologistes (EELV), radicaux et Républicains. Il est appelé à devenir le groupe qui soutiendra le plus efficacement le président de la République pendant la législature.

Peut-on imaginer vous voir obtenir une majorité au Sénat en septembre ?

Non, pas en l’état actuel des choses. Le Sénat  sera renouvelé pour moitié. Les Républicains sont aujourd’hui largement majoritaires, et il est difficile d’envisager un tel basculement. Ce que nous souhaitons, c’est d’être en mesure d’obtenir le nombre de parlementaires suffisants pour nous assurer une majorité des 3/5 au Congrès. Dans les groupes au Sénat qui soutiennent la majorité, il y a le groupe LREM, le groupe RDSE, une partie des socialistes, une partie des centristes –dont le MoDem– et des Républicains. Ceux-là peuvent constituer une majorité relative, mais le groupe LREM ne peut espérer devenir majoritaire en septembre, et convoiter la place du président Larcher.

Avez-vous évoqué avec les sénateurs la proposition du président de la République de réduire leur nombre ?

Non, le sujet n’a pas encore été évoqué. Si le consensus n’existe pas chez les parlementaires (ce que je peux comprendre), il existe dans l’opinion.

Vous aviez souhaité que le Premier ministre vienne au Palais du Luxembourg pour un vote de confiance…

Oui, j’ai demandé au Premier ministre de venir demander la confiance au Sénat, car cela aurait été un moyen pour nous d’évaluer le rapport de force dans ce nouveau contexte politique. Il a refusé, il attendra le renouvellement de septembre pour le faire !

La démarche politique entreprise par Emmanuel Macron ne correspond-elle pas plus à la tradition des sénateurs qu’à celle des députés, beaucoup plus clivée ?

À l’Assemblée, la tradition est plus manichéenne qu’au Sénat : vous avez un groupe majoritaire et une opposition. L’histoire du Sénat est différente, ses groupes sont beaucoup moins cloisonnés, à l’image de celui des radicaux ou de celui des centristes. Les habitudes ne changeront pas, beaucoup de sénateurs vont rester dans leur groupe.

Par confort ?

Oui, pour certains, d’autres parce qu’ils se sentiront plus libres.

Écrit par

Honoré Musat

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