Accueil / Politiques / Le Questionnaire – Eric Ciotti, député UMP des Alpes-Maritimes
arrowRetour
Politiques

5 octobre 2011

Le Questionnaire – Eric Ciotti, député UMP des Alpes-Maritimes

Par Béatrice Houchard
[caption id="attachment_309" align="alignleft" width="188" caption="Photo Stéphane Danna / AFP"][/caption] Éric Ciotti, 46 ans depuis le 28 septembre, a été élu député en 2007. Il est aussi président du conseil général des Alpes-Maritimes. Affirmant avec conviction ses valeurs de droite, c’est sans conteste l’une des révélations de la législature. Quel événement vous a décidé de faire de la politique ? J’ai toujours été fasciné par la vie politique. Mon oncle était élu à Saint-Martin-Vésubie, dont je suis aujourd’hui le conseiller général. Je l’accompagnais tout jeune au conseil municipal. Cela me passionnait. Et puis , il y a eu ce choc en 1981. J’avais 16 ans. Pour moi, l’élection de la gauche en France était un bouleversement. Les valeurs qui étaient les miennes n’étaient plus représentées par le Gouvernement mis en place par François Mitterrand. Ce jour-là, j’ai adhéré au RPR pour m’engager en politique. La proposition de loi que vous rêvez de faire adopter ? La proposition de loi sur le service citoyen, que j’ai déposée sur le bureau de l’Assemblée nationale, visant à l’encadrement des jeunes mineurs délinquants n’est peut-être pas un rêve, mais j’y tiens. Je suis persuadé qu’elle participera à améliorer la sécurité de nos concitoyens tout en redonnant un cadre et des repères à ces jeunes à la dérive qui ont perdu tout sens de la vie en société. Justement, n’a-t-elle pas du plomb dans l’aile ? Pas du tout. Dans un premier temps, la commission de la défense de l’Assemblée, consultée pour avis et mal informée, a repoussé le texte. Depuis, il a été adopté par la commission des lois, avec une large majorité, et il sera discuté le 4 octobre. Le Sénat, désormais majoritairement à gauche, peut-il refuser de l’inscrire à l’ordre du jour ? À l’Assemblée, ma proposition a été mise à l’ordre du jour par le Gouvernement. Il devrait en être de même au Sénat. Je peux vous dire que le Gouvernement est décidé à aller vite sur ce texte. Et si le Sénat ne l’adopte pas, l’Assemblée nationale aura le dernier mot, conformément à la Constitution. La loi, adoptée avant votre élection, que vous auriez aimé voter ? La loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyen- neté des personnes handicapées a été une loi majeure pour laquelle j’aurais aimé donner mon vote. Quelle femme politique admirez- vous le plus ? Je pense à Simone Veil. On partage les mêmes racines niçoises, c’est vrai, mais au-delà c’est une femme qui a fait preuve d’un courage exemplaire, dans son enfance, d’abord, puis dans son parcours politique. Une grande humaniste qui a fait avancer bien des causes dans notre pays. De quel adversaire politique vous sentez-vous le plus proche ? Pour moi la vérité est la première des exigences. C’est pourquoi je pense à Claude Allègre, connu pour ses positions tranchées et sans langue de bois. Quel livre êtes-vous en train de lire ? C’était un temps déraisonnable, le livre sur la Résistance de Georges- Marc Benamou. Le lieu de votre circonscription que vous préférez ? La question n’est pas facile. J’ai la chance d’être le représentant d’une très grande circonscription. Les quartiers Est et du centre-ville sont les plus anciens de la cité. Il y a le port et le Vieux-Nice, le cœur de la cité historique. Les quartiers Est, qui sont les quartiers populaires où se niche l’âme de la ville depuis les années 1950. J’aime aller à la rencontre des riverains et des commerçants de ces quartiers, notamment les jours de marché ! Le quartier de la gare, qui grouille de vie, ce quartier ne dort jamais ! Et maintenant les quartiers un peu plus à l’Ouest, qui longent la mythique promenade des Anglais ! Entre chacun de ces endroits chargés d’histoire, il m’est difficile de faire un choix. Je les apprécie tous pour ce qu’ils ont à offrir. S’il faut choisir, sans doute, le port de Nice, qui naturellement constitue le phare de la circonscription. Quand vous fredonnez, c’est quel air ? J’habite en France, de Michel Sardou. Quelle photo avez-vous sur votre bureau ? J’en ai plusieurs. Il y a celles qui me rappellent mes grands rendez-vous politiques, par exemple, quand j’ai remis mon rapport sur l’amélioration de l’exécution des peines à Nicolas Sarkozy, à l’Élysée. Et puis, naturellement, des photos de mon épouse, Caroline, et de ma fille, Jeanne-Marie. On vous propose de déjeuner en tête à tête avec une personnalité disparue. Qui choisissez-vous ? Sans hésitation, le général de Gaulle.

Les autres articles

Innovations

9 avril 2018

André Santini : « Pour faire la ville de demain, il faut des “smart mayors” et des acteurs publics qui osent »

Entretien avec André Santini, ancien ministre, maire d’Issy-les-Moulineaux et vice-président de la Métropole du Grand Paris.

Innovations

9 avril 2018

« IssyGrid », le précurseur français de la ville intelligente

La France, toujours frileuse en matière d’innovation ? La ville d’Issy-les-Moulineaux fait mentir cet adage, en tout cas en matière de « smart city », et développe depuis maintenant six ans son propre « quartier intelligent ».

Innovations

9 avril 2018

Smart city : chic et intelligence

Are you digital ready ? À l’occasion du Salon des maires d’Île-de-France 2018 (Paris Event Center, La Villette, du 10 au 12 avril), L’Hémicycle a souhaité faire le point sur la digitalisation de la région capitale.

Innovations

9 avril 2018

« Confronter les start-up à la réinvention du modèle communal »

Entretien avec Stéphane Beaudet, maire de Courcouronnes, président de l’Association des maires d’Île-de-France (Amif)

Politiques

22 février 2018

Sonia Krimi : le rêve d’une France de culture

C’est une jeune femme souriante qui nous reçoit dans son bureau de l’Assemblée nationale. Quand on l’interroge sur ces quelques cinq ou six mètres carrés où la députée de La...
Cultures

21 février 2018

Les raisons du « malheur législatif »

Denis Baranger, professeur de droit public à l’université Panthéon-Assas, publie Penser la loi, Essai sur le législateur des temps modernes (Gallimard). La grande histoire de la loi, ses nombreuses métamorphoses, des temps anciens à nos jours

fermer