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23 septembre 2011

Le Sénat en rose ?

[caption id="attachment_110" align="alignleft" width="580" caption="Martin Bureau / AFP"][/caption] Une première sous la Ve République. La couleur du futur président de la Haute Assemblée se jouera à quelques sièges. Pour la première fois depuis 1958, le vote des grands électeurs issus des collectivités locales pourrait faire basculer le Sénat à gauche. Les prétendants socialistes au fauteuil de Gérard Larcher sont dans les starting-blocks. Le 1er octobre, l’un d’entre eux pourrait devenir le pre- mier président de gauche du Sénat. Un rêve politique, Noël avant l’heure pour la gauche ? Non, un simple calcul arithmétique : les sénateurs, renouvelés par moitié le 25 septembre, sont élus par les représentants des collectivités locales (conseillers régionaux, généraux, municipaux), dont la très grande majorité est aujourd’hui à dominante socialiste. L’affaire serait donc entendue. En fait les compétiteurs savent que la réalité n’est pas si simple. D’abord parce que la politique n’a rien à voir avec la logique mathématique, ensuite parce que l’incertitude des étiquettes, la multiplication des candidatures dissidentes troublent le jeu et rendent les pronostics bien incertains. Les tractations de coulisse au moment du vote pour le président sont monnaie courante au Sénat et cette élection n’échappera pas à la règle. Jusqu’au bout le résultat sera donc difficile à prévoir. Ce qui est sûr en revanche, c’est que le nom du futur président est attendu d’un côté avec une certaine impatience et de l’autre avec une vague inquiétude. Un Sénat à gauche, ça ne changerait pas grand-chose sur le plan institutionnel, mais à quelques mois de la présidentielle, ça aurait évidemment valeur de symbole et de quoi donner quelques ailes supplémentaires à la gauche. Cela dit, même si cette hypothèse constitue une perspective désagréable pour la majorité, Nicolas Sarkozy se consolera vite en constatant que cet épisode sénatorial ne risque guère de provoquer un tsunami. Tout juste une vaguelette !

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