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Débats

24 septembre 2011

Les primaires, pourquoi pas ?

[caption id="attachment_2389" align="alignleft" width="150" caption="Robert Namias. L'Hémicycle"]Robert Namias. L'Hémicycle[/caption] Il ne suffit pas d’ironiser, voire de caricaturer les primaires du PS pour en condamner le principe. La démocratie consiste plutôt à admettre que chaque parti fait comme il
l’entend pour choisir son candidat. D’autant qu’entre la formation qui a pour candidat naturel le Président sortant et les autres partis l’équation n’a rien de comparable. Les primaires ont au moins un avantage : elles permettent aux électeurs du camp qui s’y soumet de choisir celui qui leur paraît le meilleur pour battre l’adversaire du second tour. Et elles interdisent à ces mêmes électeurs qui ne se seraient pas déplacés aux primaires de se plaindre ensuite de ne pas avoir le candidat qui leur semble le mieux placé pour gagner. En ce sens c’est un pari démocratique qui a le mérite de la nouveauté. Le délabrement du débat public oblige à penser de nouvelles formes d’exercice du pouvoir. Cela commence par une réflexion sur les conditions mêmes d’accession à la responsabilité. Et l’organisation des primaires apparaît dans ce contexte comme une démarche sans doute nécessaire. Qui vaut mieux en tout cas que les critiques violentes mais terriblement banales que l’on a entendues du côté de la majorité après le premier débat socialiste. Entre un échange soporifique où chacun prend garde de ne pas étaler ses désaccords et un pugilat contre-productif, la voie est étroite. On verra ce que donnent les deux prochaines émissions mais, jeudi dernier, les dirigeants socialistes ont su éviter l’écueil de la division sans masquer leurs différences. Qu’ils ne s’aiment pas est une chose, qu’ils ne puissent pas gouverner ensemble en est une autre. Et rien n’indique qu’ils seraient moins solidaires que l’actuelle équipe gouvernementale. Bref, alors même que le Parti socialiste a dévoilé son plan d’organisation du vote des 9 et 16 octobre, on se doit d’observer avec intérêt et non avec un mépris partisan cette tentative de démocratie directe. Reste maintenant à mobiliser les électeurs pour valider une démarche qui au final pourrait s’avérer une expérience politiquement utile.

Écrit par

Robert Namias

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