Le Mercredi 17 février 2010
La commission des affaires économiques a examiné le 10 février le rapport de Laure de La Raudière (UMP, Eure-et-Loir) sur le projet de loi relatif à l’Entrepreneur individuel à responsabilité limitée (EIRL).
Ce nouveau statut permet à un entrepreneur de séparer ses biens personnels et ses biens professionnels, afin qu’en cas de faillite, ses biens personnels ne soient pas saisis. Plusieurs amendements ont été votés. Désormais, les agriculteurs pourront de bénéficier du statut d’EIRL. Une expertise aura lieu lors de l’affectation d’un bien d’une valeur supérieure à 30 000 E. En cas de surévaluation du patrimoine affecté, la responsabilité de l’EIRL sur son patrimoine personnel au montant de la surestimation éventuelle du bien. L’étanchéité entre patrimoine affecté et patrimoine personnel ne pourra être levée qu’en cas de fraude. Les obligations comptables « simplifiées » applicables aux micro-entreprises et aux auto-entrepreneurs optant pour l’EIRL seront définies par décret en Conseil d’Etat. Les comptes annuels de l’EIRL devront être publiés. Les EIRL ne seront pas soumis aux obligations fiscales d’enregistrement des actes ou des déclarations auxquelles sont soumises les Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL).
Enfin, reprenant un protocole d’accord conclu en mars 2009 par plusieurs organisations professionnelles regroupant des locataires-utilisateurs et des propriétaires bailleurs de locaux à usage de bureaux, la commission a adopté un amendement créant un « nouvel indice des loyers des activités tertiaires prenant à la fois en compte l’Indice du coût de la construction (ICC), celui des prix à la consommation et celui du PIB en valeur ». L’objectif est d’éviter une trop grande fluctuation des loyers des baux commerciaux, qui sont actuellement calculés uniquement sur l’ICC.
Le projet de loi doit être examiné en séance par l’Assemblée le 17 février.
