Le retour à la croissance : une affaire de compétitivité

Par Axel de Tarlé
Pour l’éditorialiste d’Europe 1, c’est moins le coût du travail que l’innovation et l’intelligence créatrice qui sont en cause dans la compétitivité. Selon Axel de Tarlé, c’est l’excellence qui permettra aux entreprises françaises de redevenir concurrentielles. Airbus, Vuitton et quelques autres donnent l’exemple.

Nicolas Sarkozy avec le maire (PS) de Lyon, Gérard Collomb. En présentant ses vœux aux acteurs économiques et sociaux le 19 janvier à Lyon, le président de la République a souligné que la bataille de la compétitivité était pour lui essentielle. Photo Robert Pratta / AFP

La bataille de l’emploi a cédé sa place à la bataille de la compétitivité. Il ne s’agit plus de soutenir l’emploi à bout de bras, avec des contrats aidés. Il s’agit de faire revenir en France nos emplois, en redevenant compétitif. Nuance ! Et ça change tout. Au point d’entendre le patronat s’interroger sur la pertinence des réductions de charges sur tous les bas salaires. Les allégements de charges sur les bas salaires (inférieurs à 1,6 fois le Smic) ont coûté 22 milliards d’euros en 2010 aux caisses de l’État. « A quoi bon ? s’interroge tout haut l’un des représentants du patronat. Les groupes de BTP et la grande distribution profitent massivement de ces aides. Or ces emplois sont non délocalisables. On ferait mieux d’utiliser cet argent pour aider les secteurs exposés à la concurrence internationale. » On a changé de logiciel ! On le voit, il ne s’agit plus de défendre l’emploi, il s’agit de rendre la France plus compétitive pour en faire une « terre d’emploi » ! Continue reading

Marseille accueille la première plate-forme régionale d’Air France

La compagnie française a inauguré le 2 octobre à Marseille sa première « base province », destinée à contrer les « low-cost ». L’aéroport phocéen s’attend à accueillir 1 million de passagers supplémentaires.

Photo Stéphane Frances / AFP

La première aérogare « low-cost » d’Europe s’apprête à devenir le laboratoire de la stratégie de reconquête du réseau court-courrier d’Air France, ébranlé depuis des années par la déferlante des compagnies à bas coûts et du TGV. « C’est une petite révolution », estime son directeur général délégué commercial, Bruno Matheu. Cette première base installée en province hébergera une dizaine d’avions, soit environ 120 pilotes et 200 hôtesses et stewards (PNC*). Un personnel volontaire, au nombre encore insuffisant, soumis à une nouvelle organisation du travail qui doit permettre une réduction des coûts d’environ 15 %. « Nous nous inspirons du low-cost tout en conservant les services Air France. Les bases régionales reposent sur une gestion locale. Nous misons sur la proximité et la réactivité de nos équipes, que nous responsabilisons à travers une organisation totalement décentralisée. » Un développement soutenu par Jean-François Brando, président de l’aéroport phocéen. « Après sept années de croissance ininterrompue, l’aéroport Marseille-Provence poursuit son essor et conforte son ambition de se positionner comme leader sur la zone euroméditerranéenne. » Avec plus de 150 entreprises et 5 000 salariés sur la plate-forme, il constitue l’un des premiers employeurs de la région. Continue reading