
François Bayrou. Le candidat centriste progresse fortement en image et en intentions de vote. Mais selon Brice Teinturier, de la popularité à la crédibilité, la route est encore longue pour le président du MoDem. Photo Denis Charlet / AFP
Il y a aujourd’hui des ajustements et des évolutions d’opinion mais il n’y a pas ou pas encore de bouleversements majeurs : depuis début janvier, François Hollande a en effet stabilisé sa baisse de décembre et domine nettement le premier tour, avec 28 % environ des intentions de vote quel que soit l’institut et des seconds tours toujours ultradominants, autour de 57 %. François Bayrou a progressé et s’est installé dans une zone à 14 % sans toutefois remettre en cause la domination du candidat socialiste. Jean-Luc Mélenchon progresse également et se situe maintenant à 8 %, voire un peu plus. Les choses sont en revanche plus incertaines pour Nicolas Sarkozy, qui, après être remonté en décembre, se tasse à nouveau autour de 23 % des suffrages tandis que Marine Le Pen semble a minima stable selon certains, en progrès pour d’autres, dans une zone pouvant aller jusqu’à 20 %. La campagne semble donc atone. La presse s’ennuie. Les choses bougent un peu mais pas suffisamment pour indiquer une direction claire et, en tout cas, qui remettrait en cause la victoire annoncée de François Hollande. Au-delà des constructions intellectuelles artificielles qui fleurissent ici ou là, deux scénarios sont à envisager. Continue reading







