Le Mardi 6 avril 2010
+ 5,8 % par an, c’est l’augmentation moyenne de salaire (en euros constants) dont ont bénéficié les « très hauts salaires » entre 2002 et 2007, contre + 2,3 % d’augmentation pour l’ensemble des salariés, selon l’Insee. En 2007, 1 % des salariés étaient considérés comme ayant un « très haut salaire ». Ils gagnaient en moyenne 215 600 €, soit sept fois plus que la moyenne des salariés.
20,2 Mds€, c’était le déficit du régime général de la Sécurité sociale en 2009, selon le ministère du Budget. « La situation financière du régime général s’améliore de 3,2 Mds€ » par rapport au solde 2009 inscrit dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2010, se félicite le ministère. Ces résultats résultent principalement de la diminution moins forte que prévue de la masse salariale. Mais, constate Bercy, « d’après les premiers éléments recueillis », les dépenses d’assurance maladie auraient augmenté de 3,7 %, alors que l’Objectif national des dépenses d’assurance maladie (Ondam) était fixé à 3 %. Cet écart d’environ 500 Mns€ s’expliquerait notamment « par un dynamisme marqué de l’activité hospitalière dont une part importante serait liée à l’épidémie de grippe A(H1N1) ainsi qu’à la mise en place d’une nouvelle classification qui rend compte de manière plus exhaustive de l’activité hospitalière ».
+ 5 %, c’est la hausse du nombre de salariés intérimaires au 4e trimestre 2009, par rapport au trimestre précédent, selon la Dares. Après une forte baisse (- 14,4 %) au 1er trimestre, l’emploi intérimaire avait déjà enregistré une augmentation de 1,5 % au 2e trimestre puis de 5,6 % au 3e trimestre.
78 accords de branche et 26 000 accords ou plans d’entreprises ont été conclus sur l’emploi des seniors, affirmait le 31 mars David Anglaret, de la Direction générale à l’emploi et à la formation professionnelle, lors d’un débat organisé par Croissance Plus. (AFP)
2,9 millions de particuliers employaient un salarié au 4e trimestre 2009 (+ 3 % par rapport à la même période en 2008), selon l’Acoss, qui constate un redémarrage de l’emploi à domicile depuis le printemps 2009. Mais le nombre moyen d’heures par employeur a diminué de 3,3 % en un an et la croissance de la masse salariale a décéléré.
344 Mns€ ont été versés en 2009 à plus d’un million de ménages via les Chèques emploi service (Cesu) d’un montant de 200 € chacun, selon l’Agence nationale des services à la personne (ANSP). L’objectif de l’opération « Cesu relance » était de « renforcer le pouvoir d’achat des familles les plus touchées par la crise » (bénéficiaires de l’APA à domicile, de l’allocation de complément de libre Choix du mode de garde (CMG), de l’allocation pour l’éducation d’un enfant handicapé (AEEH), etc.).
36 % des personnes appartenant à un ménage immigré (personnes nées à l’étranger ou de nationalité étrangère ou naturalisée) vivent sous le seuil de pauvreté, avec moins de 910 € mensuels, selon l’Insee. Cette proportion est supérieure de 25 points à celle des ménages non immigrés. Elle atteint 42,7 % lorsque la personne est native d’Afrique et 24 % si elle est native de l’UE 15. Le revenu moyen des ménages immigrés s’élève à 2 120 €, contre 2810 € pour les non immigrés.
