Le Mercredi 9 juin 2010
Rapport d’information – L’office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) a examiné le 27 mai le rapport de Daniel Raoul (SOC, Maine-et-Loire) sur l’impact des lignes à haute et très haute tension sur la santé et l’environnement.
Alors que les besoins de raccordement des énergies renouvelables au réseau électrique augmentent, le sénateur propose plusieurs solutions pour limiter les champs électromagnétiques et électriques émis par ces lignes. Ces champs – qui sont aussi émis par les appareils électriques, les lignes SNCF, etc. – sont des champs d’extrêmement basses fréquences, contrairement à ceux émis par les antennes relais, précise-t-il.
Impact non prouvé
« Dans l’état actuel des connaissances », on peut affirmer que « l’exposition chronique à faible doses et dans le long terme aux champs électriques et magnétiques d’extrêmement basses fréquences n’a pas d’impact sur la santé, sauf peut-être pour trois pathologies : l’électro-hypersensibilité, certaines maladies neurodégénératives et les leucémies aigües de l’enfant ». Mais, en fait, aucun lien de cause à effet n’est formellement établi, même si, par précaution, le Centre international de recherche sur le cancer a classé les champs magnétiques d’extrêmement basses fréquences comme « cancérogène possible » pour les enfants.
Relancer la recherche
Pour faire face aux craintes de l’opinion publique, le rapporteur de l’Opecst propose de « tenter de sortir de l’incertitude scientifique » en relançant « rapidement et avec des moyens appropriés » les recherches (études épidémiologiques, travaux sur les causes des leucémies, etc.) et en conduisant une nouvelle évaluation du risque dans cinq ans.
Quant à l’impact de ces lignes sur l’environnement, il ne semble pas poser de réel problème, indique le sénateur, excepté pour certains élevages, mais cette question est correctement gérée au sein du Groupement permanent pour la sécurité électrique dans les élevages.
Le rapporteur demande cependant une meilleure information des agriculteurs et un partage des responsabilités plus transparent entre l’Etat et RTE.
