<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>L&#039;Hémicycle &#187; Europe</title>
	<atom:link href="http://www.lhemicycle.com/tag/europe/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.lhemicycle.com</link>
	<description>Le pouvoir n&#039;est rien, seule compte l&#039;influence</description>
	<lastBuildDate>Thu, 23 Feb 2012 08:45:58 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.3.1</generator>
		<item>
		<title>L’inconnue de l’Europe</title>
		<link>http://www.lhemicycle.com/2012/01/27/linconnue-de-leurope/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=linconnue-de-leurope</link>
		<comments>http://www.lhemicycle.com/2012/01/27/linconnue-de-leurope/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 17:14:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Focale]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Institution]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lhemicycle.com/?p=764</guid>
		<description><![CDATA[Interview de Jean-Claude Mignon, par Joël Génard C’est un député français qui préside désormais l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. Cette assemblée peu connue a pour vocation de défendre les droits de l’homme et toutes les actions humanitaires liées à &#8230; <a href="http://www.lhemicycle.com/2012/01/27/linconnue-de-leurope/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div>
<div>
<div>
<p><em>Interview de Jean-Claude Mignon, par Joël Génard</em></p>
<p><strong>C’est un député français qui préside désormais l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. Cette assemblée peu connue a pour vocation de défendre les droits de l’homme et toutes les actions humanitaires liées à l’Europe. C’est la plus ancienne institution européenne. Son nouveau président, le député UMP Jean-Claude Mignon, entend donner une notoriété nouvelle à cette assemblée. Interview.</strong></p>
</div>
</div>
<div>
<div>
<div>
<div id="attachment_766" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://lhemicycle.com/WordPress3/wp-content/uploads/2012/01/jean-claude-mignon.jpg"><img class="size-medium wp-image-766" title="jean-claude-mignon" src="http://lhemicycle.com/WordPress3/wp-content/uploads/2012/01/jean-claude-mignon-300x243.jpg" alt="" width="300" height="243" /></a><p class="wp-caption-text">Jean-Claude Mignon. Le député (UMP) a pris ses fonctions de président de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe le 23 janvier. Photo Jean Ayissi / AFP</p></div>
<p><strong>N’avez-vous pas le sentiment de présider, depuis le 23 janvier, une institution qui reste fort méconnue et dont on sous-estime sans doute le rôle ?</strong></p>
<p>Je suis le 26e président et le 6e Français à présider cette Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), qui reste méconnue. Cette institution est la plus ancienne et a été créée en 1949. Elle est à l’origine de la création de l’Union européenne. Nous traitons de sujets qui concernent le quotidien de 800 millions d’Européens. Nous sommes une instance qui est un forum permanent de débats sur des sujets qui ont trait à la diplomatie européenne. Les parlementaires qui y siègent représentent 47 États et réfléchissent à des sujets de fond dans des domaines aussi variés que l’environnement, la culture ou la bioéthique. Les résolutions votées et les recommandations sont transmises aux gouvernements des 47 afin de nourrir les réflexions des parlements nationaux, de manière à enrichir les textes ou les conventions. Nous sommes le fer de lance sur des problématiques aussi importantes que le conflit entre la Russie et la Géorgie, la situation de Chypre ou encore la problématique des droits de l’homme en Ukraine. L’institution a beaucoup évolué et nous avons accueilli avant même que l’Union européenne le fasse des pays comme la Roumanie, la Bulgarie, la Slovénie. Le travail de nos commissions est ensuite souvent repris par l’Union européenne.<span id="more-764"></span></p>
</div>
<div>
<p><strong>Comment comptez-vous vous y prendre pour réveiller cette institution « endormie » ?</strong></p>
<p>Je m’inspire souvent de Jean-Louis Debré et de Philippe Séguin, qui ont su renforcer les assemblées qu’ils présidaient. Je serai au plus près des parlementaires lors des quatre semaines de session à Strasbourg. Je souhaite que les commissions travaillent différemment et je réunirai le bureau du Conseil de l’Europe tous les mois, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Il faut que nous puissions évoquer en temps réel les sujets d’actualité. La marque qui sera la mienne sera de faire de cette assemblée une institution plus politique, plus lisible, plus proche de l’opinion et plus présente pour que les présidents des parlements nationaux prennent en compte le travail de leur délégation dans cette Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. J’ai cette volonté politique.</p>
<p>Il faut aussi revaloriser le rôle de l’Assemblée parlementaire aux yeux des parlements nationaux. Les commissions des affaires européennes et des affaires étrangères de chaque parlement devront être davantage associées.</p>
<p>Le président de l’Assemblée parlementaire n’a pas toujours été en prise directe avec les parlementaires. Il faut « mouiller sa chemise » et être plus offensif sur le terrain de la diplomatie européenne.</p>
</div>
<div>
<p><strong>Quelle sera votre première initiative comme président ?</strong></p>
<p>Je souhaite moderniser l’institution et lui faire subir un électrochoc. Je serai un président plus présent dans le travail parlementaire et je ne serai pas le VRP du Conseil de l’Europe. Je valoriserai la présidence pour faire fonctionner autrement cette assemblée.</p>
<p>Je responsabiliserai les membres du bureau et je fixerai des objectifs précis. J’associerai différemment les rapporteurs pour un réel suivi de leurs rapports.</p>
<p><strong>Quel sera le premier dossier prioritaire ?</strong></p>
<p>Le premier dossier prioritaire sera la validation des pouvoirs des nouvelles délégations, dont celle de la Russie. Le dossier sensible sera celui de la Hongrie.</p>
<p>Mais nous devrons aborder rapidement les dossiers sensibles comme par exemple le dossier des conflits dits « gelés » (Chypre).</p>
<p>Je serai aussi très attaché à traiter une urgence : il s’agit de la situation en Ukraine de l’ex-Premier ministre Ioulia Timochenko, condamnée à sept ans de prison ferme. Le 5 août dernier, l’égérie de l’historique Révolution orange en Ukraine s’est vue arbitrairement mise en détention, sur ordre du juge présidant son procès pour un présumé « abus de pouvoir » lorsqu’elle était Premier ministre, par le tribunal de Kiev. Cela n’est pas acceptable de la traiter de la sorte.</p>
</div>
</div>
</div>
<div>
<div>
<div>
<p>Je veux enfin créer une passerelle entre le Parlement européen et l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe pour aborder efficacement ces questions. Je dois rencontrer le tout nouveau président du Parlement européen, Martin Schulz, car jusqu’à présent les relations étaient trop distantes entre les deux institutions.</p>
<div>
<div>
<div>
<div>
<p><strong>Ce qu’il faut savoir de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe</strong></p>
</div>
</div>
</div>
<div>
<div>
<p>L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe est composée de délégations des parlements des 47 États membres, dont la taille varie en fonction de celle des délégations. S’ajoutent également des représentants des États des pays observateurs (Canada, Mexique, Israël) et, depuis juin 2011, ceux des pays ayant le statut de « partenaire pour la démocratie » auprès de l’APCE. Le Maroc est le premier pays à avoir obtenu ce statut, le Conseil national palestinien l’a obtenu lors de la dernière session.</p>
<p>Les différentes instances de l’APCE sont le Comité des présidents, le Bureau, la Commission permanente, les commissions et les groupes politiques.</p>
<p>Siègent au <strong>Bureau</strong> de l’APCE le président de l’APCE, les vingt vice-présidents, les présidents ou leurs représentants des groupes politiques et des commissions générales de l’APCE.</p>
</div>
<div>
<p>Le <strong>Comité des présidents</strong> se compose du président de l’APCE, des présidents des groupes politiques et du secrétaire général de l’APCE. Le président de l’APCE, élu au sein du groupe politique auquel a été attribuée la présidence, est élu pour deux ans par l’ensemble des représentants de l’APCE. Outre la fonction de présidence traditionnelle d’une assemblée, il joue un rôle diplomatique non négligeable en assurant la représentation de l’APCE à l’extérieur.</p>
</div>
<div>
<p>La <strong>Commission permanente</strong>, composée du président de l’APCE, des vice-présidents, des présidents des groupes politiques, des présidents des délégations nationales, des présidents des commissions, peut adopter des rapports.</p>
<p>L’Assemblée comporte <strong>huit commissions</strong>, dont la commission de suivi qui exerce un contrôle sur le respect par les États membres de leurs engagements.</p>
<p>Les <strong>groupes politiques</strong> jouent un rôle important au sein de l’APCE. Au nombre de cinq, ils désignent les membres qui participeront dans les commissions aux missions d’observation des élections. Les partis politiques représentés sont les mêmes qu’au Parlement européen : il s’agit du Parti populaire européen (PPE), du groupe Socialiste (SOC), du groupe des Démocrates européens (GDE), de l’Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l’Europe (ADLE), du groupe de la Gauche unitaire européenne (GUE).</p>
</div>
<div>
<p>L’APCE dispose de divers pouvoirs de nomination : élection du secrétaire général et du commissaire européen aux droits de l’homme, élection des juges à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), transmission au comité des ministres d’une liste de candidats pour le comité de prévention de la torture (CPT), sur laquelle ce dernier choisit. Au-delà de ces décisions, elle exerce une « magistrature d’influence » : elle émet des avis, par sa commission de suivi, sur le respect des valeurs du Conseil de l’Europe par ses membres. Elle a beaucoup contribué à la réussite des grands combats du Conseil de l’Europe, allant de l’abolition de la peine de mort à la lutte contre les médicaments contrefaits. Elle participe également aux missions d’observation des élections.</p>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lhemicycle.com/2012/01/27/linconnue-de-leurope/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Merkel-Sarkozy : une seule voix (voie) ?</title>
		<link>http://www.lhemicycle.com/2011/12/07/merkel-sarkozy-une-seule-voix-voie/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=merkel-sarkozy-une-seule-voix-voie</link>
		<comments>http://www.lhemicycle.com/2011/12/07/merkel-sarkozy-une-seule-voix-voie/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 07 Dec 2011 10:53:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Editoriaux]]></category>
		<category><![CDATA[L'opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Budget]]></category>
		<category><![CDATA[Election presidentielle]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Merkel]]></category>
		<category><![CDATA[Mitterrand]]></category>
		<category><![CDATA[Sarkozy]]></category>
		<category><![CDATA[Toulon]]></category>
		<category><![CDATA[Toulouse]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lhemicycle.com/?p=665</guid>
		<description><![CDATA[L’opinion de Gérard Leclerc président de LCP Toulon après Toulouse. François Mitterrand terminait ses campagnes dans la Ville rose. Nicolas Sarkozy a lancé la sienne à Toulon, là même où, il y a trois ans, en pleine crise des subprimes, &#8230; <a href="http://www.lhemicycle.com/2011/12/07/merkel-sarkozy-une-seule-voix-voie/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div>
<p><em>L’opinion de Gérard Leclerc président de LCP</em></p>
<p>Toulon après Toulouse. François Mitterrand terminait ses campagnes dans la Ville rose. Nicolas Sarkozy a lancé la sienne à Toulon, là même où, il y a trois ans, en pleine crise des subprimes, il avait dit sa volonté de refonder le capitalisme. On a eu en fait à Toulon II, 2 discours en 1. Le premier très politique, pour ne pas dire électoral, applaudi par les 5 000 militants présents. Nicolas Sarkozy a pilonné la gauche, cochant toutes les cases de la polémique : les 35 heures (mais dans ce cas, que diable ne les a-t-il pas supprimées !), la retraite à 60 ans, le nucléaire, l’immigration incontrôlée, le droit de veto à l’ONU, et même les institutions menacées par les « <em>marchandages</em> » EELV/PS. Puis vint un discours de chef d’État sur l’avenir d’une Europe qui risque d’être « <em>balayée par la crise</em> ». Nicolas Sarkozy a plaidé pour un nouveau traité européen, avec comme maître mot la convergence des économies et comme principe l’échange d’une stricte discipline budgétaire contre une solidarité sans faille à l’égard des États en difficulté. La France se rapproche ainsi de la position allemande. Dès le lendemain, devant le Bundestag, Angela Merkel a enfoncé le clou : il faut, assène-t-elle, une union budgétaire avec des règles et des sanctions, sous le contrôle de la Commission et de la Cour européenne de justice. En revanche, la solidarité reste chez elle réduite à la portion congrue : la Banque centrale européenne a « <em>le devoir d’assurer la stabilité de la monnai</em>e », plutôt que de racheter la dette des États ! Quant aux eurobonds, ce n’est même pas la peine d’en discuter !<span id="more-665"></span></p>
<p>Le couple franco-allemand ne parle pas encore d’une même voix : la France associe rigueur et solidarité, et privilégie le compromis dans une Europe inter- gouvernementale. L’Allemagne insiste sur la discipline budgétaire, avec des règles strictes dans une Europe en route vers le fédéralisme.</p>
<p>Dans cette bataille, Nicolas Sarkozy veut incarner le capitaine courageux et protecteur qui tient fermement la barre dans la tempête ! La gauche le voit plutôt en « <em>second</em> », voire en matelot, contraint de rallier la position allemande car le bateau France fait eau de toutes parts avec ses déficits largement dus aux cadeaux fiscaux. « <em>C’est Mme Merkel qui décide et Nicolas Sarkozy qui suit</em> », dénonce François Hollande, lui-même obligé de rappeler à l’ordre Arnaud Montebourg et autres lieutenants dont les propos ont été dénoncés comme germanophobes par Alain Juppé et François Fillon.</p>
<p>Au-delà de la polémique se pose la question de la mauvaise image que les Français risquent de se faire d’une Europe peu démocratique, qui manque de souffle, et s’identifie de plus en plus à l’austérité.</p>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lhemicycle.com/2011/12/07/merkel-sarkozy-une-seule-voix-voie/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Roms : un projet européen pour leur intégration</title>
		<link>http://www.lhemicycle.com/2011/10/05/roms-un-projet-europe%cc%81en-pour-leur-inte%cc%81gration/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=roms-un-projet-europe%25cc%2581en-pour-leur-inte%25cc%2581gration</link>
		<comments>http://www.lhemicycle.com/2011/10/05/roms-un-projet-europe%cc%81en-pour-leur-inte%cc%81gration/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 05 Oct 2011 07:38:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[En Régions]]></category>
		<category><![CDATA[Plan Large]]></category>
		<category><![CDATA[Banlieues]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Intégration]]></category>
		<category><![CDATA[Maires]]></category>
		<category><![CDATA[Roms]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lhemicycle.com/?p=287</guid>
		<description><![CDATA[Le congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe a réuni un sommet des maires à Strasbourg, le 22 septembre. À cette occasion, « une alliance des villes et des régions d’Europe pour l’inclusion des Roms» a été &#8230; <a href="http://www.lhemicycle.com/2011/10/05/roms-un-projet-europe%cc%81en-pour-leur-inte%cc%81gration/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe a réuni un sommet des maires à Strasbourg, le 22 septembre. À cette occasion, « une alliance des villes et des régions d’Europe pour l’inclusion des Roms» a été créée. La commune d’Aubervilliers a été choisie pour représenter la France au sein de cette alliance.</strong></p>
<div id="attachment_288" class="wp-caption alignleft" style="width: 183px"><a href="http://lhemicycle.com/WordPress3/wp-content/uploads/2011/10/jacques-salvator-aubervilliers-lhemicycle.png"><img class="size-medium wp-image-288" title="jacques-salvator-aubervilliers-lhemicycle" src="http://lhemicycle.com/WordPress3/wp-content/uploads/2011/10/jacques-salvator-aubervilliers-lhemicycle-173x300.png" alt="" width="173" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Jacques Salvator, maire PS d’Aubervilliers Photo Thomas Samson / AFP</p></div>
<p>La situation des Roms continue de provoquer de très vives polémiques entre la droite et la gauche. Récemment, le Conseil d’État a annulé l’accord franco-roumain de coopération judiciaire pour le rapatriement des mineurs. Ce que n’a pas manqué de souligner le député socialiste Dominique Raimbourg, qui dirige le groupe de travail sur « l’accueil des populations issues des minorités Roms dans les grandes villes », créé au sein de l’AMGVF. Alors même que les compétences sont clairement définies – à l’État, l’accueil et l’hébergement d’urgence des populations étrangères ainsi que les discussions au niveau européen concernant les politiques migratoires et le statut des migrants, aux collectivités la mise en œuvre des aides sociales de droit commun et la scolarisation des enfants –, le bras de fer entre les élus et l’État est récurrent. Les différentes déclarations du ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, ont provoqué de vifs débats au sommet des maires organisé à Strasbourg. Le premier magistrat de la ville, Roland Ries, a notamment critiqué l’attitude du ministre de l’Intérieur, qui a « <em>de nouveau jeté les Roms à la vindicte populaire en lançant son plan de lutte contre les jeunes délinquants roumains. Cette politique du bouc émissaire où une population complète est pointée du doigt est de mon point de vue inacceptable.</em> »<span id="more-287"></span></p>
<p><strong>« L’État ne prend pas ses responsabilités »</strong></p>
<div id="attachment_289" class="wp-caption alignright" style="width: 263px"><a href="http://lhemicycle.com/WordPress3/wp-content/uploads/2011/10/patrick-braouzec-depute-lhemicycle.png"><img class="size-medium wp-image-289" title="patrick-braouzec-depute-lhemicycle" src="http://lhemicycle.com/WordPress3/wp-content/uploads/2011/10/patrick-braouzec-depute-lhemicycle-253x300.png" alt="" width="253" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Patrick Braouzec, député de Seine-Saint-Denis Photo Stéphane de Sakutin / AFP</p></div>
<p>Jacques Salvator, le maire PS d’Aubervilliers, attend qu’une « <em>vraie politique publique</em> » soit lancée afin de préparer 2014, date à laquelle il n’y aura plus aucune restriction à l’installation des Roms en France. Quand à Dominique Raimbourg, il regrette encore que « <em>L’État ne pren[ne] pas ses responsabilités. Il n’impulse pas de politique d’intégration.</em> » Et de demander la levée anticipée des mesures transitoires (en vigueur depuis 2007) touchant Roumains et Bulgares : «<em> Accepter la venue des gens sans leur permettre de travailler revient à les condamner à la mendicité.</em> » Le député de Seine-Saint-Denis Patrick Braouezec de dénoncer les conditions inhumaines et indignes et les nombreuses discriminations dont sont victimes les Roms.</p>
<p><strong>Un village d’insertion école à Aubervilliers</strong></p>
<p>Pour tenter de pallier les conditions de vie catastrophiques des quelque 5 000 Roms vivant en Île-de-France, comme à Ivry-sur- Seine, pour un total de près de 15 000 personnes – dont 40 % d’enfants – dans l’Hexagone, certains élus locaux se sont engagés dans la construction de villages d’insertion. Outre la scolarisation des enfants et l’accès à l’emploi des parents, le relogement dans un habitat ordinaire reste la finalité d’un pro- gramme dont l’accompagnement social est assuré par des associations conventionnées. Initiée a Aubervilliers, l’expérimentation (d’un coût annuel de 150 000 euros) regroupe dix-huit familles volontaires. L’opération pilote de maîtrise d’œuvre urbaine et sociale (MOUS) a été reprise depuis dans une dizaine de communes d’Île-de-France et de province, avec plus ou moins de réussite ; en témoigne la fermeture précipitée cet été du village de Bagnolet. Elle devrait s’étendre prochainement à Pantin et au Val-de-Marne. « <em>À travers ce projet, nous souhaitons démontrer que les Roms sont parfaitement incluables dans notre société, à l’image des vagues migratoires portugaises, espagnoles ou des Pieds- Noirs. Il faut s’en donner les moyens, en faisant preuve de pragmatisme et de lucidité</em> », plaide Jacques Salvator. Des mesures transitoires appelées à disparaître une fois les familles intégrées.</p>
<p><strong>Consolider les actions locales</strong></p>
<p>Pour tenter de répondre aux complexités culturelles, sociales et économiques d’intégration des Roms, le sommet des maires européens organisé à Strasbourg a débouché sur un projet d’alliance des villes et des régions. Les participants s’engageant à éradiquer « <em>l’exclusion et la discrimination contre les Roms rendues patentes par leur marginalisation, leur manque d’accès à l’éducation, au logement, à la santé et à l’emploi, alimentées par les préjugés, la méfiance et les discours haineux</em> ». Six villes européennes dont Aubervilliers participeront à la démarche. « <em>Il s’agit d’un acte symbolique fort. Nous allons partager notre expérience en l’enrichissant de dispositifs plus efficients</em> », annonce son maire. Pour les élus qui hésitent entre la fermeté face aux camps sauvages et la sollicitude dans l’accueil d’une population désœuvrée, l’enjeu est de consolider les actions locales et d’apporter des solutions concrètes et novatrices. « <em>Il faut traiter la question difficile des familles Roms dans son ensemble, à la fois de manière claire, responsable et humaine</em> », estime le maire de Nantes, Jean-Marc Ayrault, dont la ville s’est engagée dans des projets de coopération décentralisée avec la Roumanie. Une politique seule à même de contrôler le processus d’insertion, estime Dominique Raimbourg. « <em>La France et ses voisins ne pourront pas intégrer les 10 millions de Roms venus d’Europe. Il faut initier sur place, en Roumanie, en Hongrie et en Bulgarie, des programmes de développement économique qui amélioreront leurs conditions de vie.</em> »</p>
<p><strong>Roms et gens du voyage : Pierre Hérisson dénonce l’amalgame</strong></p>
<div id="attachment_290" class="wp-caption alignleft" style="width: 244px"><a href="http://lhemicycle.com/WordPress3/wp-content/uploads/2011/10/pierre-herisson-senateur-lhemicycle.png"><img class="size-medium wp-image-290" title="pierre-herisson-senateur-lhemicycle" src="http://lhemicycle.com/WordPress3/wp-content/uploads/2011/10/pierre-herisson-senateur-lhemicycle-234x300.png" alt="" width="234" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Pierre Herisson, Sénateur de Haute-Savoir Photo Lionel Bonaventure / AFP</p></div>
<p>Membre du comité d’experts sur les questions Roms au Conseil de l’Europe, le sénateur (UMP) de la Haute-Savoie Pierre Hérisson est également le président de la commission nationale consultative des gens du voyage. « <em>Il est important de ne pas faire d’amalgame entre les gens du voyage, qui sont à 99 % de nationalité française, et les Roms, qui sont de nationalité étrangère. La majorité d’entre eux sont des sédentaires dans leur pays natal, ils ne peuvent pas s’installer sur nos territoires avec un mode de vie dégradé d’habitations précaires. Notre mission est donc simple : elle est de dire que les Roms ne peuvent pas venir en France et adopter le statut des gens du voyage. S’ils viennent en France, ils doivent avoir un statut sédentaire. Avec les autorisations légales. Sinon, ils doivent être expulsés. Il y a eu 1 500 reconduites depuis le 1er janvier pour la seule région Rhône-Alpes.</em> »</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lhemicycle.com/2011/10/05/roms-un-projet-europe%cc%81en-pour-leur-inte%cc%81gration/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L’informatique à l’heure chinoise</title>
		<link>http://www.lhemicycle.com/2011/10/05/l%e2%80%99informatique-a%cc%80-l%e2%80%99heure-chinoise/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=l%25e2%2580%2599informatique-a%25cc%2580-l%25e2%2580%2599heure-chinoise</link>
		<comments>http://www.lhemicycle.com/2011/10/05/l%e2%80%99informatique-a%cc%80-l%e2%80%99heure-chinoise/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 05 Oct 2011 07:37:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[2.0]]></category>
		<category><![CDATA[Numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Apple]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[HP]]></category>
		<category><![CDATA[IBM]]></category>
		<category><![CDATA[Microsoft]]></category>
		<category><![CDATA[Nokia]]></category>
		<category><![CDATA[Samsung]]></category>
		<category><![CDATA[smartphone]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lhemicycle.com/?p=277</guid>
		<description><![CDATA[Deuxième puissance économique du monde, la Chine est en passe de prendre le leadership dans l’industrie informatique. Le groupe chinois Lenovo devrait rapidement devenir numéro un devant les fabricants américains Hewlett-Packard et Dell. Les nouvelles puissances industrielles asiatiques ont conquis &#8230; <a href="http://www.lhemicycle.com/2011/10/05/l%e2%80%99informatique-a%cc%80-l%e2%80%99heure-chinoise/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Deuxième puissance économique du monde, la Chine est en passe de prendre le leadership dans l’industrie informatique. Le groupe chinois Lenovo devrait rapidement devenir numéro un devant les fabricants américains Hewlett-Packard et Dell.</strong></p>
<div id="attachment_278" class="wp-caption alignright" style="width: 245px"><a href="http://lhemicycle.com/WordPress3/wp-content/uploads/2011/10/miao-wei-ministre-chine-IT-lhemicycle.png"><img class="size-medium wp-image-278" title="miao-wei-ministre-chine-IT-lhemicycle" src="http://lhemicycle.com/WordPress3/wp-content/uploads/2011/10/miao-wei-ministre-chine-IT-lhemicycle-235x300.png" alt="" width="235" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Miao Wei, ministre chinois de l’Industrie et des Technologies de l’information. Son ministère, qui pilote la fabrication des produits informatiques, entend défier sur leur terrain Google et Apple. Photo Odd Andersen / AFP</p></div>
<p>Les nouvelles puissances industrielles asiatiques ont conquis leurs galons de poids lourd de l’économie mondiale. Dès les années 1970, le Japon prend sa place auprès des États-Unis et des pays européens. Les années 1990 voient l’émergence du « dragon » coréen, les années 2000 consacrent la Chine comme « usine de la planète ». Mais l’Asie n’est plus seulement la région du globe où se fabriquent nos outils de haute technologie. Son industrie a désormais les moyens de concevoir les nouvelles générations. Avant de lancer leurs propres créations ? Le marché des ordinateurs personnels en est une preuve : peu à peu les grands constructeurs occidentaux abandonnent cette activité, qui passe progressivement du secteur de la haute technologie à celui de la consommation de masse. Le prix et les lieux de vente des ordinateurs d’entrée de gamme sont un exemple frappant : ces produits sont désormais vendus en grande surface à des prix comparables à ceux d’une télévision dernier cri. Ainsi, un petit portable se vend aujourd’hui en dessous de 200 euros.<span id="more-277"></span></p>
<p>IBM, après avoir dominé ce marché au début des années 1980, avait senti ce changement et vendu sa division micro au chinois Lenovo dès 2004. Ce constructeur chinois est récemment devenu le troisième fabricant mondial, talonnant les leaders américains HP et Dell. Il compte d&#8217;ailleurs dépasser ce dernier avant le fin 2011. Hewlett-Packard, de son coté, est en pleine difficulté et songe à se séparer de son activité de construction de PC après avoir abandonné la lutte sur le marché des tablettes. La Chine, premier marché des ordinateurs personnels, est donc en passe de s’imposer comme le leader mondial avec des produits conçus et confectionnés dans ses usines. Et le secteur du logiciel n’est plus hors de sa portée. L’industrie informatique bruisse de rumeurs sur le lancement prochain d’un système d’exploitation chinois pour outils mobiles, qui permettra de créer un smartphone 100 % chinois. Avec un marché domestique d’un milliard de clients, cette technologie chinoise aura les moyens de venir défier Google et Apple sur ce marché stratégique.</p>
<p>Les transferts de technologie sont sans doute à l’origine de cette concurrence dans l’innovation, mais pas seulement. Les universités asiatiques sont désormais parmi les meilleures du monde, capables de former les créateurs de demain. L’innovation industrielle repose, selon les experts, sur la concentration du savoir, des compétences et d’un secteur manufacturier. Le large mouvement de délocalisation opéré ces vingt dernières années nous a-t-il désarmés en détruisant l’industrie informatique européenne ? Un journaliste américain, Greg Lindsay, alertait ses compatriotes en août dernier : « <em>Seulement 3 % de ce que nous consommons vient de Chine, mais ce sont les 3 % qui ont le plus de valeur</em> » (source : <a href="http://www.fastcompany.com" target="_blank">www.fastcompany.com</a>).</p>
<p><strong>Terminaux mobiles : Samsung défie Apple, l’Europe décroche</strong></p>
<p>Le concurrent direct d’Apple, constructeur américain et leader mondial, est une entreprise coréenne : Samsung. Ces deux compagnies se battent pour le contrôle de ce marché juteux sur toute la planète, allant jusqu’à porter leur contentieux sur les violations de brevet devant les tribunaux. Apple tente de faire interdire la vente des tablettes Samsung par les tribunaux allemands et australiens, Samsung utilise la même stratégie contre Apple aux Pays-Bas. Mais leurs relations ne sont pas que concurrentielles : la presse a récemment dévoilé que 25 % des composants d’un iPhone d’Apple viendraient de chez Samsung. Face à cette bataille de titans, l’industrie européenne est distancée. Nokia, le géant scandinave et ancien leader du marché de la téléphonie mobile, a raté le virage des smartphones et en est réduit à une alliance avec Microsoft, autre géant en déclin, pour survivre. Inquiétant, lorsqu’on sait que ce marché représentera la principale croissance du marché de la téléphonie mobile en 2011 avec 462 millions d’unités vendues au monde d’ici la fin de l’année.</p>
<p><strong>Le Chiffre :</strong></p>
<p>21eme, Position de la France sur l’index mondial de la compétitivité dans les technologies de l’information, en perte de vitesse depuis 2009, y compris en Europe. (Source : Business Software Alliance)</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lhemicycle.com/2011/10/05/l%e2%80%99informatique-a%cc%80-l%e2%80%99heure-chinoise/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>&#171;&#160;Le mot de rigueur ne me fait pas peur et les impôts augmenteront. Mais la vraie question est de savoir sur qui porteront ces augmentations&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.lhemicycle.com/2011/09/28/le-mot-de-rigueur-ne-me-fait-pas-peur-et-les-impo%cc%82ts-augmenteront-mais-la-vraie-question-est-de-savoir-sur-qui-porteront-ces-augmentations/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=le-mot-de-rigueur-ne-me-fait-pas-peur-et-les-impo%25cc%2582ts-augmenteront-mais-la-vraie-question-est-de-savoir-sur-qui-porteront-ces-augmentations</link>
		<comments>http://www.lhemicycle.com/2011/09/28/le-mot-de-rigueur-ne-me-fait-pas-peur-et-les-impo%cc%82ts-augmenteront-mais-la-vraie-question-est-de-savoir-sur-qui-porteront-ces-augmentations/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 28 Sep 2011 06:32:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agora]]></category>
		<category><![CDATA[Budget]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
		<category><![CDATA[Droite]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Hollande]]></category>
		<category><![CDATA[Impots]]></category>
		<category><![CDATA[Nationalisations]]></category>
		<category><![CDATA[Privatisations]]></category>
		<category><![CDATA[PS]]></category>
		<category><![CDATA[Rigueur]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://lhemicycle.com/WordPress3/?p=221</guid>
		<description><![CDATA[Interview de M. Michel Sapin, par Ludovic Vigogne Proche conseiller économique de François Hollande, Michel Sapin affirme que le premier devoir de la gauche sera de faire une réforme fiscale et de repenser les priorités en matière de dépenses publiques. &#8230; <a href="http://www.lhemicycle.com/2011/09/28/le-mot-de-rigueur-ne-me-fait-pas-peur-et-les-impo%cc%82ts-augmenteront-mais-la-vraie-question-est-de-savoir-sur-qui-porteront-ces-augmentations/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Interview de M. Michel Sapin, par Ludovic Vigogne</em></p>
<p><strong>Proche conseiller économique de François Hollande, Michel Sapin affirme que le premier devoir de la gauche sera de faire une réforme fiscale et de repenser les priorités en matière de dépenses publiques.</strong></p>
<p><strong>Quel que soit le vainqueur de l’élection présidentielle l’an prochain, la politique menée ne sera-t-elle pas la même ?</strong><br />
Ce sera malgré tout de la rigueur, de la rigueur et encore de la rigueur&#8230; Non. Même si elle a fait tout le contraire durant ce quinquennat, la droite peut annoncer le même objectif que nous : le désendettement et la réduction de nos déficits, qui doivent être ramenés à 3 % en 2013, comme nous nous y sommes engagés au niveau européen. Mais les moyens pour y parvenir seront différents.</p>
<p><strong>La gauche doit donc assumer qu’elle mènera une politique de rigueur ?</strong><br />
À titre personnel, ce mot ne me fait pas peur. J’aime bien aussi le terme de « sérieux ». Dans la situation très difficile qui est la nôtre aujourd’hui, nous en aurons bien besoin.<span id="more-221"></span></p>
<p><strong>« Il faudra faire des efforts », prévient François Hollande ; « On ne pourra pas tout faire », annonce Martine Aubry. Quelle serait la feuille de route d’un futur président de la République socialiste ?</strong><br />
D’abord, il faudra en avoir une. Et la loi de programmation budgétaire pluriannuelle que propose François Hollande en est une. Cette loi donnera une visibilité sur cinq ans des objectifs à atteindre et les moyens de les atteindre. Ce sera la véritable règle d’or du prochain quinquennat. Elle montrera aux<br />
Français quelles sont les obligations de résultat. La lutte contre les déficits est vitale : aujourd’hui, c’est la quadrature du cercle ; nous en sommes à emprunter pour rembourser les intérêts de la dette. Mais cela ne devra pas empêcher de faire des investissements pour stimuler la croissance. Celle-ci, déjà plus faible que dans les autres pays en temps normal, décline actuellement très fortement. La compétitivité de notre économie est beaucoup trop faible. Il faut que nous produisions davantage et mieux. Pour réussir, il faudra de la visibilité, du sérieux budgétaire et du mouvement.</p>
<p><strong>La gauche doit-elle assumer qu’elle augmentera les impôts ?</strong><br />
Cela ne sert à rien de chipoter. Des impôts augmenteront. La droite les augmente déjà, même si elle rechigne à le dire. Et à gauche ceux qui disent qu’ils ne les augmenteront pas s’ils sont élus biaisent avec la vérité. La vraie question est sur qui porteront ces augmentations d’impôts et à quoi serviront-elles ? Nous le dirons clairement, quand nous serons dans le vif de la campagne électorale. Mais l’on peut d’ores et déjà affirmer que nous reviendrons sur les milliards d’euros de baisse d’impôts faites, depuis 2007, par Nicolas Sarkozy au profit des plus aisés. Ainsi plusieurs des réformes fiscales qu’il a conduites ont été très injustes ou très inefficaces : celles de l’ISF, de la taxe professionnelle, qui était nécessaire mais a été mal faite, et enfin de la baisse de la TVA pour certaines professions comme les restaurateurs. Au total, elles ont coûté 40 milliards. Là aussi nous reviendrons en tout ou partie dessus. Il n’est pas par exemple obligé de revenir à un taux de 19,6 % pour la restauration ; il est possible de fixer un taux intermédiaire.</p>
<p><strong>Êtes-vous favorable à une TVA sociale pour alléger les cotisations sociales sur le coût du travail ?</strong><br />
Nous y sommes opposés. Pas par principe, mais parce que notre TVA est déjà très élevée. Cela pèserait sur la consommation, alors que c’est un des seuls moteurs de la croissance française qui fonctionne encore. Il serait en revanche nécessaire de s’interroger sur un transfert d’une partie des cotisations sociales sur une fiscalité environnementale. Quelles seront les économies à faire en priorité ? Le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite est une règle bêtement aveugle. Il y a des administrations, comme celle des Finances, où l’on peut aller plus loin. Il y en a d’autres où ne pas remplacer tous les fonctionnaires qui partent à la retraite est criminel. C’est le cas de l’Éducation nationale. Il y a aussi deux grands secteurs où l’on pourra rationaliser la dépense. C’est d’abord la Défense. On me dira : c’est une facilité. Ce n’est pas vrai. La dissuasion nucléaire a-t-elle encore un sens telle qu’elle est mise en œuvre aujourd’hui, compte tenu des menaces que nous connaissons ? Enfin, l’organisation administrative et territoriale. Au lieu de simplifier les choses, les dernières réformes menées par la droite ont complexifié les échelons et ont coûté davantage.</p>
<p><strong>Est-ce la fin du fameux modèle social français ?</strong><br />
Non. Il faut le redéfinir pour le préserver. L’allongement de la durée de vie a contraint par exemple à changer beaucoup de choses en matière de retraite. Il faut savoir bouger. L’État doit être en mouvement.</p>
<p><strong>Faudra-t-il privatiser ?</strong><br />
Privatisations et nationalisations n’ont plus de sens aujourd’hui. En revanche, je pense que des prises de participation dans certaines entreprises publiques pourront être nécessaires. Avoir un État stratège sera une de nos priorités.</p>
<p><strong>A-t-on raison de dire que la pression des agences de notation sera terrible pendant la campagne ?</strong><br />
On a à la fois raison et tort. Supprimer les agences de notation ne résoudrait rien. Les écouter n’apporterait rien. Conserver et renforcer notre crédibilité est indispensable, agences de notation ou pas.</p>
<p><strong>Tout se jouera-t-il désormais au niveau européen ?</strong><br />
Pas tout, mais une part importante de nos politiques, oui. Les politiques de santé, de retraite, d’éducation doivent continuer à être conduites au niveau national. Mais les grandes politiques économiques, budgétaires, industrielles devront être définies au niveau européen. Ce sera le seul moyen de s’en sortir, le seul espoir. Il faut retrouver au niveau européen une souveraineté perdue en ces domaines au niveau national.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lhemicycle.com/2011/09/28/le-mot-de-rigueur-ne-me-fait-pas-peur-et-les-impo%cc%82ts-augmenteront-mais-la-vraie-question-est-de-savoir-sur-qui-porteront-ces-augmentations/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>&#171;&#160;L’augmentation des impôts ne peut pas tenir lieu de solution. La priorité, c’est la réduction drastique des dépenses de l’État&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.lhemicycle.com/2011/09/28/l%e2%80%99augmentation-des-impo%cc%82ts-ne-peut-pas-tenir-lieu-de-solution-la-priorite%cc%81-c%e2%80%99est-la-re%cc%81duction-drastique-des-de%cc%81penses-de-l%e2%80%99e%cc%81tat/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=l%25e2%2580%2599augmentation-des-impo%25cc%2582ts-ne-peut-pas-tenir-lieu-de-solution-la-priorite%25cc%2581-c%25e2%2580%2599est-la-re%25cc%2581duction-drastique-des-de%25cc%2581penses-de-l%25e2%2580%2599e%25cc%2581tat</link>
		<comments>http://www.lhemicycle.com/2011/09/28/l%e2%80%99augmentation-des-impo%cc%82ts-ne-peut-pas-tenir-lieu-de-solution-la-priorite%cc%81-c%e2%80%99est-la-re%cc%81duction-drastique-des-de%cc%81penses-de-l%e2%80%99e%cc%81tat/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 28 Sep 2011 06:32:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agora]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
		<category><![CDATA[CSG]]></category>
		<category><![CDATA[Election presidentielle]]></category>
		<category><![CDATA[Euro]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Fillon]]></category>
		<category><![CDATA[TVA]]></category>
		<category><![CDATA[UMP]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://lhemicycle.com/WordPress3/?p=219</guid>
		<description><![CDATA[Interview de M. Hervé Novelli, par Ludovic Vigogne Réduction du nombre de fonctionnaires, privatisations, délégations de service public, pour Hervé Novelli, secrétaire général-adjoint de l’UMP, l’indispensable politique de rigueur passe par une importante diminution du périmètre de l’État dans la &#8230; <a href="http://www.lhemicycle.com/2011/09/28/l%e2%80%99augmentation-des-impo%cc%82ts-ne-peut-pas-tenir-lieu-de-solution-la-priorite%cc%81-c%e2%80%99est-la-re%cc%81duction-drastique-des-de%cc%81penses-de-l%e2%80%99e%cc%81tat/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Interview de M. Hervé Novelli, par Ludovic Vigogne</em></p>
<p><strong>Réduction du nombre de fonctionnaires, privatisations, délégations de service public, pour Hervé Novelli, secrétaire général-adjoint de l’UMP, l’indispensable politique de rigueur passe par une importante diminution du périmètre de l’État dans la sphère économique.</strong></p>
<p><strong>En 2012, que la gauche ou la droite l’emporte, les Français connaîtront-ils autre chose qu’une politique d’austérité ?</strong><br />
Il est clair que l’impératif de réduction des déficits et leur disparition, seul moyen de faire conserver à notre pays son rang, s’imposera à tous. Quels que soient les gouvernants, ce sera un impératif. En revanche, les moyens pour y parvenir seront différents que la gauche ou la droite l’emporte. Dans la genèse des déficits, il y a un déséquilibre de recettes et de dépenses. Il existe trois moyens techniques pour les supprimer : augmenter les recettes, baisser les dépenses ou encore une combinaison des deux. On voit bien aujourd’hui que la tentation de l’augmentation des recettes est dans l’air du temps. La gauche appelle cela la réhabilitation de l’impôt. Une partie de la droite est prête à la suivre. C’est pour moi une solution de facilité. Je reste convaincu que l’augmentation des impôts dans un pays qui a déjà un taux de prélèvements obligatoires parmi les plus élevés de l’OCDE ne peut pas tenir lieu de solution.<span id="more-219"></span></p>
<p><strong>La priorité doit donc être selon vous de réduire les dépenses publiques ?</strong><br />
La réduction des dépenses de l’État, tout le monde en parle, mais peu la pratique. Le gouvernement de François Fillon a eu le mérite de décréter la stagnation de nos dépenses. C’est un effort méritoire, mais il n’est pas à la hauteur de l’enjeu. Il faut donc aller plus loin. Cette réduction drastique ne pourra être menée avec efficacité que si elle s’appuie sur une réflexion concernant les actions que mènent l’État, les collectivités locales et les institutions de santé. Nous avons fait la RGPP, jargon qui consiste à analyser les foyers de dépenses de l’État pour les diminuer. Il faut maintenant réfléchir aux actions que l’État ne doit plus mener parce que celles-ci peuvent être mieux faites et coûter moins cher si elles sont effectuées par le secteur privé ou la société civile. Cette réflexion n’a pas encore été menée. Après la présidentielle, nous devrons tenir des états généraux de la dépense publique. C’est tout l’enjeu. Il faut trouver les moyens de rendre les services moins chers. Il faut que l’État reflue. Droite et centre sont-ils prêts à sortir des recettes traditionnelles ?</p>
<p><strong>Jusqu’où ce mouvement doit-il aller    ?</strong><br />
L’État est légitime dans tous les domaines qui relèvent de son autorité, tous les domaines régaliens. C’est-à-dire la justice, la défense, l’intérieur, la diplomatie et l’éducation pour partie. Hors ces domaines, l’État n’a rien à y faire. Et à terme on peut même imaginer que seuls ceux qui travaillent dans ces domaines régaliens doivent être fonctionnaires.</p>
<p><strong>Faudra-t-il beaucoup privatiser ?</strong><br />
Bien sûr. C’est une bonne option. Mais il y a aussi d’autres méthodes : la mise en concurrence pour faire baisser les prix, des délégations de service public&#8230; Toutes les manettes doivent être utilisées.</p>
<p><strong>Ce sera une sacrée cure d’amaigrissement qui sera synonyme de lourds sacrifices pour les Français&#8230;</strong><br />
Ce sera un recentrage de l’État qui apportera de la vigueur, une dynamique de croissance et pas de la récession. Ce sera une politique moins rigoureuse que ne le serait une politique surtaxatrice. On évitera que la fiscalité flingue les investissements.</p>
<p><strong>À droite, la TVA sociale semble une piste très sérieusement envisagée pour 2012. Qu’en pensez-vous ?</strong><br />
C’est une question intéressante, mais elle n’a pas vraiment de sens. Ce sont 600 milliards d’euros de charges sociales qui pèsent sur le coût du travail qu’il faudrait reporter sur une telle taxe ! C’est inimaginable. Je propose une solution plus réaliste : un transfert partiel et progressif de la branche famille vers un impôt de consommation comme laTVA ou la CSG. Il n’y a aucune raison que ce soient les salariés et les entreprises qui portent le poids des allocations familiales. C’est réaliste : nous parlons de 50 milliards d’euros. Cela équivaudrait à trois points de TVA ou deux points de CSG. L’Allemagne l’a fait. Elle a consacré deux tiers des recettes récoltées au désendettement et un tiers à la baisse des charges.</p>
<p><strong>La mise en place d’un gouvernement économique européen va-t-elle faire perdre à la France toute autonomie en matière économique ?</strong><br />
Nous avons tout à gagner à un gouvernement économique européen si nous sommes forts et en position de leadership avec les Allemands, c’est-à-dire si nous avons mené la politique drastique de réduction des déficits. Si nous sommes faibles, nos marges de manœuvre au sein de ce gouvernement économique seront réduites. C’est nous qui détenons les clés. L’affichage de notre détermination à lutter désormais contre les déficits nous protège. En revanche, si nous y renonçons, si nos fondamentaux restent ce qu’ils sont aujourd’hui, rien n’est acquis.</p>
<p><strong>Le débat sur les 35 heures que vous portez ne sera-t-il pas secondaire dans la campagne ?</strong><br />
C’est vrai, il est derrière nous. Pourquoi ? Parce que chacun a intériorisé le mauvais coup porté à l’économie de notre pays à cause de cette réglementation unifiée et donc stupide. Ce débat sur leur nocivité est purgé. Un point sera néanmoins rouvert pendant le débat présidentiel : faut-il et comment supprimer les 22 milliards d’euros d’allégements de charges sur les bas salaires accordés en compensation aux entreprises et les 5 milliards d’exonérations de charges sur les heures supplémentaires ? Ils sont à comparer aux 27 milliards de déficit de la Sécurité sociale.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lhemicycle.com/2011/09/28/l%e2%80%99augmentation-des-impo%cc%82ts-ne-peut-pas-tenir-lieu-de-solution-la-priorite%cc%81-c%e2%80%99est-la-re%cc%81duction-drastique-des-de%cc%81penses-de-l%e2%80%99e%cc%81tat/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

