Réduire les niches

Le Mardi 6 juillet 2010

60 % des Français seraient plutôt favorables à la réduction de certaines niches fiscales pour réaliser des économies, indique un sondage Ifop pour Dimanche Ouest France. Parmi les « niches » les plus visées : la TVA à 5,5 % pour la réalisation de travaux chez les particuliers, la TVA à 5,5 % dans la restauration, les allègements de charges sur les bas salaires et les avantages liés à la prime pour l’emploi.

Carine Duvoux @ 14:53
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Les contours d’une nouvelle péréquation

Le Mardi 6 avril 2010

Après avoir organisé les 30 et 31 mars deux ateliers consacrés à l’avenir des Fonds départementaux de péréquation de la taxe professionnelle (FDPTP) et au Fonds de solidarité des communes de la région Ile-de-France (FSRIF), la commission des finances du Sénat a évoqué le 1er avril plusieurs propositions sur le futur dispositif de péréquation horizontale qui doit être mis en place suite à la réforme de la taxe professionnelle.

Tout d’abord, face à « la diminution globale des ressources disponibles pour la péréquation horizontale » entre communes et intercommunalités, « il convient d’envisager un élargissement de l’assiette des prélèvements en faveur de la péréquation, en visant par exemple le potentiel financier global des collectivités (ensemble des ressources fiscales et des dotations de l’Etat) », estime la commission dans un communiqué.
Et, puisque « le cadre départemental sur lequel ont été bâtis les FDPTP fait désormais débat », la commission recommande d’établir la péréquation horizontale « sur un périmètre régional, sous réserve de dispositions transitoires ou de la prise en compte de spécificités locales ».

Le cas de l’Ile-de-France
Ensuite, s’agissant de l’Ile-de-France, les sénateurs demandent qu’un dispositif particulier soit mis en place, avec notamment la fusion des FDPTP existants dans le FSRIF. Le nouveau FSRIF pourrait être « alimenté par un prélèvement unifié portant à la fois sur les communes isolées et sur les intercommunalités », en fonction du « potentiel financier ». Il devra « éviter autant que possible, les effets de seuil en prévoyant, par exemple, que l’ensemble des collectivités concernées soient à la fois contributrices et bénéficiaires du fonds, la péréquation correspondant au solde entre contributions et reversements. » Les reversements provenant du FSRIF devront « intégrer à la fois des critères de ressources et de charges », précise la commission.

Pas avant 2011
Enfin, la commission considère que « la fiabilité des simulations n’est pas actuellement assurée » et que « l’examen du projet de loi mettant en place des mécanismes de péréquation ne pourra intervenir qu’une fois connues les données relatives à la nouvelle contribution économique territoriale et aux Impositions forfaitaires sur les entreprises de réseaux (Ifer), c’est-à-dire en 2011 ». L’idée de présenter ce projet de loi avant le 31 décembre 2010, comme le prévoit la loi de finances pour 2010, « apparaît difficile à tenir ». En tout état de cause, « les FDPTP et le FSRIF doivent impérativement être préservés » en attendant ce texte, affirme la commission.

Améliorer la péréquation en zones urbaines
Le 1er avril, à l’issue des Assises de la péréquation, les élus de Ville et banlieue, de l’Association des maires des grandes villes de France (AMGVF) et de l’Association des communautés urbaines de France (Acuf) ont rendu public leurs propositions en matière de péréquation.
En Ile-de-France, ils insistent sur la nécessité de « rendre effective la solidarité territoriale, par l’achèvement de la carte intercommunale et surtout par la rationalisation des périmètres pour mettre fin au cloisonnement entre intercommunalités riches et pauvres ». Ils souhaitent également « le maintien et le renforcement du FSRIF et des FDPTP ».
En régions, ils dénoncent le fait que, « pour la majorité des territoires urbains, la réforme de la TP va se traduire par la transformation d’une part substantielle de ressources fiscales dynamiques en dotations gelées ». Ils prônent donc l’abandon du système de péréquation actuel et estiment qu’il faudra « raisonner en termes de ressources consolidées sur les territoires (communes et intercommunalités) ».

Carine Duvoux @ 17:25
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Faire sauter le bouclier fiscal

Le Mardi 6 avril 2010

67 % des Français sont contre le maintien du bouclier fiscal, selon un sondage CSA pour Le Parisien/Aujourd’hui en France du 1er avril. 39 % d’entre eux souhaitent la suppression du boulier et 28 % sa suspension. 87 % des personnes interrogées estiment en outre qu’il faut « demander aux plus riches de participer davantage à la solidarité fiscale ».

Carine Duvoux @ 17:14
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Un fisc judiciaire

Le Mercredi 16 décembre 2009

Dans le cadre du Projet de loi de finances rectificative (PLFR) pour 2009, les députés ont adopté en séance l’essentiel des modifications proposées par la commission des finances (voir aussi ici) créant une procédure judiciaire d’enquête fiscale et renforçant l’identification des paradis fiscaux.

Tout d’abord, les députés ont adopté à l’unanimité l’amendement du rapporteur général, Gilles Carrez (UMP, Val-de-Marne), inspiré des conclusions de la mission d’information sur les paradis fiscaux, créant une procédure judiciaire d’enquête fiscale. Il s’agit d’assouplir la procédure actuelle de saisine de la Commission des infractions fiscales (CIF) concernant les paradis fiscaux et les montages qui passent par eux, ainsi que les fraudes graves (falsifications et usurpations d’identité ou trafics de documents).
Ils ont prévu que le ministre chargé du Budget pourra se baser sur de simples présomptions de fraude fiscale pour déclencher une procédure judiciaire en saisissant la CIF, sans en informer le contribuable. Cela doit permettre à la commission « d’autoriser plus rapidement le passage à la procédure judiciaire ».
L’amendement confère aussi des pouvoirs judiciaires aux agents des services fiscaux, des garanties étant apportées pour assurer les droits des contribuables.
Plusieurs sous-amendements gouvernementaux ont été adoptés, qui visent à « recentrer le champ de la procédure sur les fraudes les plus graves ». Ils prévoient aussi « que les agents des services fiscaux dotés de prérogatives de nature judiciaire seront compétents uniquement pour les délits de fraude fiscale » et qu’ils seront placés « au sein du ministère de l’Intérieur ». Enfin, « l’articulation des phases fiscales et pénales de traitement de l’affaire est précisée, afin qu’elles demeurent, comme aujourd’hui, indépendantes. »

Identifier les paradis fiscaux
L’Assemblée a enfin adopté des amendements du rapporteur concernant l’identification des paradis fiscaux. Désormais, tout Etat ou territoire n’ayant pas répondu positivement, dans un délai d’un an, à une proposition de la France de conclure une convention d’assistance administrative permettant l’échange de renseignements figurera sur la « liste noire » française. Tout ajout, mais également tout retrait d’un territoire de cette liste devra être motivé. En outre, tous les flux partant de France pour aller vers un paradis fiscal seront taxés à la source à hauteur de 50 %.
C.D.

Taxer les trafics
L’Assemblée a ensuite voté l’alignement du traitement fiscal des activités illicites sur celui des activités occultes. En outre, les sommes d’argent utilisées comme monnaie d’échange dans le cadre des trafics entreront dans la base du revenu imposable.
Par ailleurs, les députés ont adopté plusieurs amendements du Gouvernement précisant que seules les personnes réellement impliquées dans les trafics seront concernées, celles ayant eu la garde temporaire de biens liés à ces activités délictuelles étant exclues du dispositif. Toujours sur proposition du Gouvernement, ils ont approuvé l’idée d’une « taxation forfaitaire » des trafiquants « en fonction de leur train de vie ».

Carine Duvoux @ 10:45
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Eviter les fraudes fiscales pour les échanges d’émission de CO2

Le Mardi 8 décembre 2009

Le Conseil Ecofin du 2 décembre a abouti à un accord sur le projet de directive relatif à la lutte contre la fraude fiscale concernant la TVA appliquée sur les quotas d’émission de gaz à effet de serre. L’objectif est de mettre un terme aux systèmes dits « carrousels » dans lesquels des biens sont commercialisés à plusieurs reprises par différents fournisseurs sans que la TVA soit payée aux autorités fiscales. Les Etats membres ont approuvé l’idée de faire payer – temporairement, jusqu’au 20 juin 2015 – la TVA non pas au fournisseur, comme le prévoient les règles générales de l’Union, mais au client.

Carine Duvoux @ 10:23
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Les députés durcissent le ton

Le Mardi 8 décembre 2009

Dans le cadre du Projet de loi de finances rectificative (PLFR) pour 2009, la commission des finances de l’Assemblée a adopté des amendements visant à renforcer les moyens de lutte contre les paradis fiscaux et à créer une procédure d’enquête judiciaire fiscale.

Le PLFR comporte plusieurs mesures de lutte contre les paradis fiscaux. Il définit tout d’abord « la notion d’Etat et de territoire non coopératif » et précise qu’une liste de ces territoires devant être « établie annuellement par arrêté des ministres chargés de l’Economie et du Budget ». Cette liste sera mise à jour à l’occasion de la signature de nouvelles conventions d’assistance avec la Franc et en fonction de l’effectivité de l’échange de renseignements ainsi que de l’évaluation réalisée par l’OCDE pour les territoires n’ayant pas signé d’accord avec l’Hexagone.
Sur proposition du rapporteur général du budget, Gilles Carrez (UMP, Val-de-Marne), il est prévu d’ajouter à cette « liste noire » tous les Etats ou territoires auxquels la France a proposé de conclure une convention d’assistance administrative mais qui n’ont toujours pas – un an plus tard – répondu favorablement à cette attente. Cosigné par des membres de la majorité et de l’opposition, cet amendement permettra, selon ses auteurs, à l’Hexagone de tester « la bonne volonté » de ces territoires.
A l’initiative de Didier Migaud (SRC, Isère), la commission s’est également prononcée pour que la décision de retirer un territoire de la liste, comme celle d’en ajouter un, soit motivée.

Régime fiscal

Ensuite, le PLFR prévoit le durcissement du régime fiscal applicable aux transactions réalisées avec ces territoires. Par exemple, les taux de retenue à la source sur les revenus passifs à destination des Etats ou territoires non coopératifs seront majorés. Sont concernés les revenus non commerciaux, les prestations de service et les rémunérations y compris salariales de prestations sportives. La commission des finances a adopté un amendement étendant cette majoration aux rémunérations y compris salariales de prestations artistiques et les autres salaires, les pensions et les rentes viagères.
Autre mesure de durcissement : il ne sera plus possible de déduire certaines sommes payées à un résident d’un territoire non coopératif, sauf si « le débiteur prouve que les dépenses correspondent à des opérations réelles et ne présentant un caractère ni anormal ni exagéré ». Didier Migaud a fait adopter un amendement allant encore plus loin : en cas d’opération avec des entités domiciliées dans des territoires non coopératifs, le débiteur devra, en plus, « démontrer que les opérations auxquelles correspondent les dépenses ont principalement un objet et un effet autres que de permettre la localisation de ces dépenses dans un territoire non coopératif ».

Transparence
Par ailleurs, le PLFR supprime la possibilité de bénéficier du régime des sociétés mères et filiales en ce qui concerne les dividendes provenant de filiales installées dans un territoire non coopératif et oblige les groupes français à fournir des informations sur les transactions réalisées avec des entreprises situées à l’étranger – obligation renforcée en cas de transaction avec des entreprises installées dans des territoires non coopératifs. La commission des finances a précisé quels « éléments de documentation des prix de transfert » devraient être fournis par les entreprises à l’administration : il s’agit notamment d’éléments comptables, conformément à « une demande forte de la mission d’information sur les paradis fiscaux ».

Enquête judiciaire fiscale
Cette mission d’information avait également, dans son rapport du 9 septembre, plaidé pour la création d’une « procédure d’enquête judiciaire fiscale ». Un amendement répondant à cette préoccupation, cosigné lui aussi par des députés de toutes tendances politiques, a été adopté par la commission des finances. Il vise à doter l’administration fiscale de pouvoirs de police judiciaire.
Le ministre chargé du Budget pourra ainsi déclencher une procédure judiciaire en soumettant à la Commission des infractions fiscales « de simples présomptions de fraude fiscale » dans trois cas :
- manœuvres frauduleuses ;
- non déclaration d’un compte bancaire ou d’un contrat souscrit dans un paradis fiscal ;
- interposition d’une personne ou d’un organisme établi dans un paradis fiscal.
La Commission pourra alors autoriser l’ouverture d’une enquête judiciaire « sans en informer le contribuable », précisent les auteurs de l’amendement.
Les pouvoirs des « officiers fiscaux judiciaires » (OFJ) seront encadrés : leur domaine d’action sera limité par la loi et ils ne pourront intervenir qu’après avoir été personnellement désignés par arrêté des ministres chargés du Budget et de la Justice, et habilités par le procureur général. Ils seront placés sous l’autorité du procureur de la République et ne pourront ni participer à une procédure de contrôle fiscal pendant la durée de l’enquête, ni effectuer des enquêtes sur des faits pour lesquels ils ont participé à une procédure de contrôle fiscal.
Carine Duvoux

Taxer l’illicite
Le PLFR 2009 a prévu d’aligner le traitement fiscal des activités illicites sur celui des activités occultes. Regrettant que cet alignement ne soit valable que pour les activités illicites passibles d’au moins un an d’emprisonnement, Gilles Carrez a fait adopter un amendement permettant de « prendre en compte toutes les activités illicites, indépendamment du quantum de peine dont elles sont passibles ».

1 000 dossiers d’« évadés fiscaux » ont été régularisés ou sont en cours de régularisation, sur les 2 500 à 3 000 contribuables ayant contacté la cellule de régularisation, selon Eric Woerth. Ce guichet spécial, mis en place par le ministère du Budget pour inciter les détenteurs d’avoirs clandestins à l’étranger à négocier des pénalités avantageuses en vue de leur rapatriement, doit cesser son activité au 31 décembre.

Carine Duvoux @ 10:21
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L’Etat, chauffard mercantile

Le Mardi 1 décembre 2009

Comment contester une contravention ? Policier, officier du ministère public puis professeur de droit à l’université Paris VIII, Philippe Vénère met son expérience au service de tous les contribuables confrontés à « l’impôt policier ». Ulcéré devant l’attitude de l’Etat, qui « renfloue ses caisses » grâce à une politique répressive à l’égard des conducteurs, au lieu de mettre l’accent sur la prévention, il rappelle que les contribuables ont eux aussi des droits. Et dénonce les obstacles que rencontre le citoyen qui voudrait se défendre face à la « machine policière ». Exposant de façon très claire le droit, il décline tous les recours possibles et achève son ouvrage par une série de modèles de lettres de contestation. Un livre utile, à mettre entre les mains de tous les conducteurs…
C.D.

Manuel de résistance contre l’impôt policier – Philippe Vénère – Max Milo éditions – 254 p. – 18 €.

Carine Duvoux @ 16:16
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Réguler le marché des quotas…

Le Mercredi 25 novembre 2009

La sénatrice Fabienne Keller (UMP, Bas-Rhin) a déposé le 18 novembre une proposition de résolution européenne sur le marché des quotas de CO2 et le mécanisme d’inclusion carbone aux frontières. Se référant au rapport de la commission des finances sur la fiscalité écologique (voir ici), elle rappelle que le marché des quotas « présente des faiblesses importantes » en raison « d’une absence de régulation et d’un cadre normatif très léger », ce qui entraîne « une forte volatilité des cours des quotas et des risques de fraude ».
Or, déplore-t-elle, la directive 2009/29/CE relative au système d’échange de quotas d’émissions de gaz à effet de serre « ne prévoit à peu près rien de nouveau pour encadrer et réguler ce marché. Elle renvoie à un texte ultérieur, devant être adopté le 30 juin 2010 au plus tard, la définition du calendrier, de la gestion et des autres aspects de la mise aux enchères des quotas » qui devient obligatoire à partir de 2013. La régulation du marché sera surveillée par la Commission européenne qui « ne dispose d’aucun pouvoir » et ne fera que « remettre un rapport sur le fonctionnement du marché du carbone ».
S’inspirant de la régulation des marchés financiers, Fabienne Keller propose donc de créer une chambre de compensation et d’habiliter « une autorité européenne ou à défaut des autorités nationales existantes » à surveiller le marché et à assurer le respect des règles.

… et éviter les fuites de carbone
Parallèlement, la sénatrice pose la question d’un « mécanisme d’inclusion carbone aux frontières » afin d’éviter les « fuites de carbone », c’est-à-dire « les délocalisations hors de l’UE motivées par le coût du carbone ». La directive prévoit de prolonger l’attribution de quotas gratuits dans les secteurs les plus exposés aux fuites de carbone. Mais cette stratégie, estime Fabienne Keller, « n’incite pas ces entreprises à développer des méthodes de production peu émettrices de gaz à effet de serre » et ni « les entreprises extra-européennes à réduire leurs émissions ». Et elle « réduit considérablement les recettes attendues de la mise aux enchères » des quotas après 2013. « Au moment où l’on met en place la taxe carbone qui va peser sur les ménages, il est difficile d’expliquer que les principaux pollueurs recevront des quotas gratuits », ajoute la sénatrice. Elle plaide donc pour la mise en œuvre d’un mécanisme d’inclusion carbone aux frontières « si, à l’issue de la conférence de Copenhague, le partage de l’effort collectif en faveur de la réduction des émissions de gaz à effet de serre apparaît inéquitable et incompatible avec la concurrence économique loyale ».

Carine Duvoux @ 11:44
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Paradis fiscaux : bénéfices taxés

Le Mardi 17 novembre 2009

Eric Woerth a annoncé que les revenus français situés dans les paradis fiscaux et les transferts de bénéfices d’entreprises dans ces pays seraient taxés dans le cadre du projet de loi de finances rectificative pour 2009.

Carine Duvoux @ 10:35
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La fin du droit à l’image collective

Le Mardi 10 novembre 2009

Au-delà de la polémique déclenchée par Rama Yade, retour sur la fin du dispositif dit de « droit à l’image collective » (DIC), qui consiste en une exonération de charges sociales pour une partie des rémunérations versées aux joueurs professionnels, l’objectif étant de rendre plus attractifs les contrats proposés par les clubs français. Le manque à gagner de cette exonération s’élevait à 36 Mns€ en 2009, compensés par le budget de l’État. Roselyne Bachelot a donné un avis favorable à la suppression anticipée de ce dispositif (le 31 décembre 2009 au lieu du 30 juin 2012) qui a été adoptée par 91 voix contre 22.
Pour Rama Yade, cette mesure va nuire à la compétitivité des clubs français. Afin de ne pas « déstabiliser les clubs en plein milieu de la saison », la suppression du DIC devrait être reportée de six mois, a indiqué à l’AFP Frédéric Lefebvre. Selon lui, le président de la République approuve le principe de cette suppression mais demande la « création d’une mission de réflexion afin de trouver une solution ».

Carine Duvoux @ 0:40
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