Le Mercredi 3 février 2010
Entendus le 20 janvier par la commission des affaires sociales du Sénat, les quatre laboratoires pharmaceutiques fournisseurs de vaccins contre la grippe H1N1 : GlaxoSmithKline, Sanofi Pasteur, Novartis et Baxter. Hormis ce dernier, dont le contrat a d’ores et déjà été intégralement exécuté et qui a réalisé un chiffre d’affaires de 500 000€ en France grâce à la vente du vaccin, les autres laboratoires ont subi une résiliation des contrats signés avec l’Etat français. Ainsi, pour GlaxoSmithKline, « la résiliation de la commande de 32 millions de doses du vaccin représente un chiffre d’affaires non réalisé de 224 Mns€ ». « S’il est possible que quelques pays, notamment en Amérique du Sud, passent encore des commandes permettant d’écouler une partie de la production ayant fait l’objet de résiliations de contrat », reconnaît le laboratoire, « le redéploiement de cette production est particulièrement difficile ».
Novartis, pour qui la résiliation de la commande de 7 millions de doses du vaccin représente un chiffre d’affaires non réalisé de 63 Mns€, a également indiqué que « les stocks de vaccins non utilisés pourront éventuellement servir à la fabrication des prochains vaccins contre la grippe saisonnière en fonction des sélections de souches qu’opérera l’OMS. Naturellement, la réutilisation sera beaucoup plus difficile pour les vaccins déjà conditionnés que pour les vaccins encore en vrac. La durée de validité des vaccins est de l’ordre de douze à dix-huit mois une fois qu’ils sont conditionnés. »
Enfin, pour Sanofi Pasteur, « la perte théorique de chiffre d’affaires due à la résiliation des commandes est égale au nombre de doses non acquises multiplié par le prix unitaire de chaque dose, soit 11 millions de doses à 6,25 €. Toutefois, dès décembre, Sanofi a proposé de réduire la commande de 9 millions de doses, de sorte que la résiliation intervenue en janvier ne porte que sur 2 millions ».
A noter que GSK et Novartis ont tenu à préciser qu’il n’était pas question, dans le cadre des négociations en cours sur les conséquences de la résiliation, de « contreparties relatives à d’autres médicaments ou vaccins ». « D’ailleurs, la structure avec laquelle négocient les laboratoires n’est pas en charge des autorisations de mise sur le marché », rappellent-t-ils.
