Le Mardi 25 mai 2010
La commission spéciale du Parlement européen sur la crise financière, économique et sociale (CRIS) a examiné le 18 mai le rapport intermédiaire de Pervenche Berès (S&D, France).
L’eurodéputée formule de nombreuses propositions, insistant particulièrement sur la nécessité pour « l’Union d’exercer pleinement la part des compétences qu’elle partage avec les Etats membres » et pour « la Commission d’intervenir directement pour permettre le pilotage et le financement de projets ».
La capacité budgétaire de l’UE doit augmenter, notamment en « définissant de nouvelles ressources propres, par exemple grâce au prélèvement, au bénéfice de l’UE, de points de l’impôt sur les sociétés ». Parallèlement, la CRIS propose que la Banque européenne d’investissement (BEI) émette des « euro-obligations » et qu’une « taxe sur les transactions financières » et une « taxe carbone progressive » soient instaurées.
Pervenche Berès propose également d’« instituer un M ou une Mme Euro qui soit l’un des vice-présidents de la Commission, qui participe aux travaux du Conseil européen et préside le Conseil Ecofin et l’Eurogroupe ». Elle demande aussi que les budgets des Etats membres de la zone Euro soient élaborés « à partir des mêmes prévisions » et que des mesures soient prises concernant les dettes publiques.
S’agissant ensuite des marchés financiers, l’eurodéputée insiste sur la nécessité d’orienter les produits d’épargne vers l’investissement à long terme, les retraites et la création d’emploi, de « créer une agence publique européenne de notation de crédit », de « définir un mécanisme de gestion de crise » et d’aller « vers un système dual de supervision avec d’un côté la protection des investisseurs et de l’autre le contrôle prudentiel des institutions financières ».
Enfin, la CRIS propose plusieurs pistes pour encourager les « investissements verts » et le développement durable.
