Le Mardi 12 mai 2009
Le 7 mai, Edouard Balladur était l’invité de la 6ème journée des présidents d’agglomération. L’occasion pour lui de préciser le contenu de son rapport et ses propositions pour les communautés d’agglomérations. Selon lui, « si on ne touche pas au statut des communes, il ne peut y avoir de réforme des institutions ».
Les présidents d’agglomération ont accueilli comme il se doit celui qui, dans son rapport, préconise la consécration institutionnelle des intercommunalités qu’ils dirigent. Ils n’ont pourtant pas hésité à exprimer leurs doutes concernant un point sensible : les métropoles.
Pour Edouard Balladur, le regroupement des communes est un échec en France. Son rapport propose donc d’encourager ce mouvement en institutionnalisant les communautés de communes en une nouvelle collectivité territoriale ayant la métropole comme point de référence. Toute la difficulté est là  : à partir du moment où les intercommunalités acquièrent le statut de collectivité territoriale, se pose la question des transferts de compétences entre les différents échelons territoriaux. En effet, ce nouveau statut s’accompagnerait de nouvelles compétences au détriment des départements et des villes notamment sur les questions d’urbanisme comme le souhaiterait l’AdCF. Or, si les communes acceptent le regroupement, elles devront renoncer à leur statut de collectivité territoriale : la Constitution interdit qu’une collectivité se place au-dessus d’une autre. Pour Gérard Larcher, « rien ne pourra se faire de façon mécanique et autoritaire ». Edouard Balladur a prôné une solution contractualisée « au cas par cas ».
Le président du Sénat a annoncé qu’un projet de loi devrait être examiné en première lecture à l’automne. Le 30 juin, le rapport de la mission sénatoriale sur l’organisation et l’évolution des collectivités territoriales sera débattu en séance publique.
Antoine Veteau
Nouvelles compétences, nouvelle taxe
Pour compenser la suppression de la taxe professionnelle, Edouard Balladur et Charles-Eric Lemaignen, président délégué de l’AdCF, ont proposé de renforcer la part foncière de la taxe professionnelle et de créer un nouvel impôt sur la valeur ajoutée de manière à consacrer l’autonomie financière des intercommunalités et « lier les entreprises aux territoires. »
