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Un chasseur sachant chasser vote utile

La gauche et la droite comptent sur les chasseurs pour reconquérir le monde rural. Et faire la différence.

Le mardi 14 mars, les salons de l’hôtel Novotel Montparnasse sont bondés. François Fillon se fait longuement applaudir par les délégués de la Fédération nationale des chasseurs (FNC) réunis en AG. L’ancien Premier ministre, qui se dit victime d’une «chasse à l’homme», a profité de sa rencontre pour ironiser sur «les vrais chasseurs» dans une campagne présidentielle où les «balles volent bas», sans rien laisser filtrer de sa mise en examen, le matin du même jour, pour détournement de fonds publics. Une heure après, Emmanuel Macron déclarait vouloir être «le candidat des territoires et pas seulement des métropoles » et qu’il comptait « sur les 75000 asso­ciations locales de chasseurs pour que le pays ne bascule pas vers un modèle unique» et, citant le président Pompidou, «qu’on arrête d’emmerder les Français»!

LE 14 mars, François Fillon prend le micro devant l’Assemblée Générale de la Fédération Nationale des Chasseurs. À droite, Willy Schraen, président de la FNC, et Thierry Costes (au centre).

 

 

Les autres candidats auront préféré envoyer leurs représentants; leurs exposés furent moins emportés. On les a déjà oubliés. Si tous les hommes politiques redoutent la mauvaise humeur des chasseurs, bien rares sont les analystes à agiter le spectre d’un vote unique. La tentative de constituer un parti a fait long feu. Créé en 1989, CPNT, pour Chasse, pêche, nature et traditions (6,78% aux élections européennes de 1999), sera absorbé par l’UMP puis dissous dans Les Républicains.

En revanche, et depuis quelques années, les représentants institués des chasseurs (fédérations départementales, régionales et nationale) ont spectaculairement restauré une image longtemps caricaturée et rajeuni leurs cadres. À défaut de connaître le nombre de chasseurs en France (entre 900000 et 1,2million, certains chasseurs disposant de cartes dans plusieurs départements) ni précisément leur distribution sociologique, force est de constater le succès de la stratégie conduite par la FNC. Existerait-il alors un puissant lobby qui aurait intérêt à faire croire au vote communautariste? Non pas. Mais bien plus sûrement, une équipe de représentants des principales régions de chasse, soudée autour de son jeune (47ans) président Willy Schraen, élu à la tête de la FNC en 2015 et «coaché» par l’infatigable chevau-léger Thierry Costes. Celui qui a précisément théorisé –très tôt– la stratégie du chasseur acteur de l’environnement et défenseur de la biodiversité. Et a dessiné –sans changer de cap ni faiblir dans sa détermination– le chemin tactique qui mène de la dénonciation des pesticides (souvenons-nous du «Quand les abeilles meurent, les jours de l’homme sont comptés», «livre-pavé » dans la mare lancé par Philippe de Villiers dont Thierry Costes fut le directeur de campagne aux élections européennes de 2004) aux amendements «chasseurs» (notamment à propos de l’introduction de la sensibilité animale dans le dispositif législatif) apportés à la loi sur la biodiversité en 2015. S’opposer au productivisme agricole au nom de la santé animale, il fallait un culot stratégique. Et cela semble payer.

Le 28 octobre dernier, le Président reçoit les représentants des chasseurs. de gauche à droite, Thierry Costes, Willy Schraen, Hubert-Louis Vuitton, vice-président de la FNC, Pascal SÉcula, trésorier national.

 

 

L’image du chasseur abruti de vin rouge, à la casquette enfoncée sur les oreilles aurait donc vécu. On en veut pour preuve l’enquête conduite par notre consœur Marie-Béatrice Beaudet, longtemps responsable du service Économie, puis maintenant du service Planète du quotidien Le Monde et parue le 13 novembre 2016 sous le titre « La chasse décomplexée ». « Le meilleur dossier et le plus instruit qu’ait jamais écrit une journaliste, d’autant plus qu’elle n’y connaissait rien », persifle gentiment le lobbyiste Thierry Costes, qui n’attendait pas du grand quotidien du soir tant de vigilante attention. La Fédération remarque également que cette parution suit de quelques jours une visite chez le Président de la République (photo ci-contre), visite sollicitée par le Château et qui inaugura l’inversion du schéma traditionnel qui voulait jusqu’alors qu’un groupe de pression fasse parvenir son cahier de doléances avant d’être interrogé. Cette loi du marketing moderne, le passage vertueux du push au pull profite désormais aux chasseurs : il vaut mieux être sollicité que réclamer. Version moderne du fameux « Mieux vaut faire envie que pitié ». Le jeune président Willy Schraen a tout compris de la recommandation de son mentor : « C’est une autre stratégie électorale que pousse aujourd’hui la FNC. Les chasseurs veulent s’adosser à des partis de gouvernement et disposer de postes à responsabilités, bref, être aux affaires. » Le vent leur est favorable et les politiques tendent volontiers l’oreille. « La gauche et la droite ont compris que pour reconquérir le monde rural, qui leur préfère désormais le Front national, la carte chasse est à jouer », conclut madame Beaudet. Ce que valide la FNC. Mais aussi Jérôme Fourquet, de l’Ifop : « Il faut aller chercher les voix des perdants de la mondialisation, les ruraux oubliés », écrit le sondeur qui murmure, dit-on, sa science aux différents candidats.

De la stratégie à l’action, les hommes sont en place, notamment dans les grandes régions, autour de Xavier Bertrand (qui se souvient avoir négocié l’entrée de CPNT dans l’UMP), dans le Grand Est, ou chez Laurent Wauquiez, en Auvergne-Rhônes-Alpes. Les conseil­­lers régionaux « chasseurs » ont bien souvent remplacé des élus du monde agricole, voire des écologistes, en lieu et place, dans certaines commissions régionales qui étaient comme naturellement dévolues à ces derniers. Au point que Barbara Pompili, secrétaire d’État à la biodiversité, constate qu’il est possible de construire des convergences écologiques avec les chasseurs.

Brice Lefranc

 

 

« Il n’y a pas un, mais des électorats “chasseurs” »

De novembre à janvier, migrateurs et gibiers d’eau font les délices de monsieur le maire. Depuis toujours, les passées sont attendues à la carpière de Briquemont ou aux affûts de l’Étang neuf, à moins que ce ne soit à l’approche de la fosse de Furgo, ou bien encore à la Nicoulée. Charles de Courson, maire de Vanault-les-Dames (et vice-président du Conseil départemental de la Marne) a pris la suite de son père à la tête de cette commune rurale, où les sols argilo-­calcaires disputent plusieurs pièces d’eau aux grandes cultures extensives de la Champagne pouilleuse. Un règne familial, continu, de soixante-cinq ans sur les six-cents âmes de la commune, et une passion partagée pour la chasse au gibier de passage, une chasse d’esthète, peu pratiquée en France (un chasseur titulaire de permis sur dix) et encore moins dans l’Est. Une chasse parfois nocturne et souvent solitaire. «Je la pratique depuis toujours, chez moi», nous déclare au début mars, en fin de session parlementaire, le député de Courson, dans son bureau du 101 de la rue de l’Université, une adresse quasi désertée par ses collègues, partis en campagne dans leurs circonscriptions. Des racines rurales auxquelles l’élu national ne renoncerait pour rien au monde, quitte à se faire taxer de cumulard. Magistrat de la Cour des comptes (son père était inspecteur des finances), actif député d’opposition d’union centriste, champion des questions au gouvernement, Charles de Courson est également vice-président du groupe d’études de la chasse à l’Assemblée nationale.

 

Le groupe des chasseurs de l’Assemblée est-il un groupe d’influence?

Charles de Courson: Le groupe des chasseurs est certes toujours le plus important, en nombre d’inscrits, et de toutes tendances, mais ce n’est plus ce que c’était. Je dirais que la pression, aujourd’hui, s’est déplacée. Je vois bien que dans cette drôle de campagne présidentielle, la question de la chasse, celle de la ruralité et le thème, plus général, de la France délaissée sont sous-jacents. Et d’importance. Vous savez, je suis député depuis bientôt vingt-cinq ans. Le groupe d’études de l’Assemblée ne s’est pas réuni depuis une séance de rentrée en novembre 2016. On ne peut pas dire qu’on maintienne la pression…

Existe-t-il aujourd’hui en France un vote chasseur?

C. de C. : Il fut une époque où la chasse était communiste. Ah ! les discours enflammés de Maxime Gremetz réclamant le libre accès des classes laborieuses à ce loisir populaire; on avait l’impression parfois qu’il venait juste de sortir d’un gabion de son département de la Somme, l’un des plus chasseurs de France. Les élus de la gauche non communiste exprimaient, eux, une géographie d’opinions très diverses, avec un fort bastion chasseur de la gauche modérée du Sud-Ouest. C’est dans cette région qu’est né Chasse, pêche, nature et traditions (CPNT)! L’extrême droite avait préparé le terrain en accusant l’Europe de tous les maux. La réglementation très restrictive des chasses traditionnelles de ces régions par Bruxelles avait tout déclenché. On a cru alors à un vote chasseur. Le CPNT a fait jusqu’à 3 et 4%. Puis il s’est «vendu» à Sarkozy. C’est ce que les chasseurs de ma région me disent. Peut-être avec un peu de nostalgie. Mais on n’y reviendra pas. S’il n’existe pas un vote chasseur, il existe des fédérations départementales de gauche, la Somme, le Pas-de-Calais, les départements du Sud-Ouest, et des fédés de droite, celles du Grand Est.

Existe-t-il des consignes de vote?

C. de C.: Franchement, je ne crois pas. Mais qu’advienne un sentiment que le droit de chasse est menacé et pourrait alors se reproduire ce que Jospin a connu avec sa ministre Voynet, en juillet 2000. Sous couvert de faire reconnaître le droit de non-chasse, elle a soudé la masse des chasseurs. Il a fallu la « débrancher », organiser son évacuation sanitaire. Ensuite, on a repris le travail législatif. On a peaufiné et, finalement, garanti beaucoup de choses en faveur des chasseurs et des pécheurs. Je pense que beaucoup d’élus locaux se souviennent de cette période de très fortes tensions. Depuis, tous les groupes soignent leurs chasseurs. Il n’y a pas un, mais des électorats chasseurs. Seuls les Verts n’en ont pas.

L’actuelle administration de la chasse, sa gouvernance, datent pourtant de la loi Voynet

C. de C.: On a organisé un système relativement décentralisé, dont la philosophie me va bien. Mais on n’est pas allé assez loin dans la fixation par l’État de certaines règles. Les fédérations départementales sont des associations loi 1901, de droit privé qui bénéficient d’un impôt affecté, la redevance sur les permis. C’est une organisation financière assez unique en Europe, qui donne beaucoup de moyens et donc de pouvoir au local. Ce sont les chasseurs qui paient et réparent les dégâts commis par les gibiers à l’agriculture. C’est très bien. Mais on n’a pas précisé qui devait financer la protection des espèces protégées. Or c’est l’État qui décide qu’une espèce est protégée. Aujourd’hui, bizarrement, ce sont les chasseurs qui paient les dégâts commis par des espèces qu’ils n’ont pas le droit de chasser. Et ce n’est pas anecdotique…

À l’avenir, qui doit réguler la pression cynégétique?

C. de C.: Là encore, le législateur est loin d’avoir tout prévu. Il faut bien voir qu’en France, l’économie de la chasse est très segmentée: entre le laisser- courre, la chasse au bois, en plaine, les chasses spécialisées, dont la chasse au gibier d’eau –je vous ai dit que c’était ma préférée–, il faut arbitrer. Si vous ajoutez ce que j’appelle la socialisation de la chasse qui voit s’opposer les associations communales de chasse aux chasses privées dites commerciales, ce qui est péjoratif dans le milieu, vous comprenez qu’il faudra non seulement que l’État arbitre pour fixer le bon niveau de pression des animaux et institutionnalise par conséquent le droit de chasser. Mais il faudra également qu’il prévoit des sanctions pour les élus territoriaux qui refusent la chasse aux chasseurs. La battue administrative ne peut tout résoudre. Or il n’est pas question  jusqu’à maintenant de prévoir des sanctions si on ne chasse pas.

Les futures commissions régionales sylvo-cynégétiques prévues par la loi d’avenir vont-elles vous aider?

C. de C.: Jusqu’à maintenant les chasseurs n’indemnisent pas les sylviculteurs, comme ils le font avec les agriculteurs. Dans la Marne, on me dit que la pression peut atteindre 20 cerfs par hectare! On imagine les dégâts sur les jeunes plants… Sauf que les propriétaires forestiers disposent du droit de chasse. Or, beaucoup préfèrent louer à chasse plutôt que de sortir du bois. C’est souvent plus rentable. Et c’est toujours moins de soucis. La difficulté, c’est d’organiser une politique de massif quand les propriétaires, souvent nombreux, ne s’entendent pas. Je souhaite bonne chance aux commissions régionales.

Propos recueillis par B. L.

 

 

« Les chasseurs ont besoin d’une nature préservée. »

Entretien avec Barbara Pompili, secrétaire d’État chargée de la biodiversité.

 

Que penser de la séparation de l’Agence de la biodiversité et de l’Office national de la faune sauvage et de la biodiversité ? Pourquoi (ou pour qui ?) avoir renoncé à la mutualisation de leurs missions respectives prévue par le premier projet de la loi sur la biodiversité ?

Barbara Pompili : Je comprends que certains regrettent, pour des raisons d’efficacité, le fait que l’ONCFS, l’Office national de la faune sauvage et de la biodiversité, n’ait pas été intégré pleinement à l’Agence française pour la biodiversité, comme l’ont été l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques, l’Agence des aires marines protégées, l’établissement Parcs nationaux de France et l’Atelier technique des espaces naturels. J’y étais personnellement favorable lorsque j’étais parlementaire, mais dès la première lecture du projet de loi, le gouvernement a renoncé à cette option devant la forte opposition d’une partie du monde de la chasse. J’ai assumé cette position dans mes fonctions ministérielles : les mariages forcés ne sont généralement pas les plus heureux. L’Agence française pour la biodiversité est aujourd’hui créée et au travail : je fais confiance à ses responsables et à ses agents, sur le terrain, pour établir des collaborations fructueuses avec l’ONCFS. Avec Ségolène Royal, nous avions commandé un rapport sur la question essentielle de la mutualisation des missions de police de l’environnement : ses conclusions vont donner lieu à des expérimentations locales. C’est sur la base des résultats de ces expériences que nous pourrons aller plus loin. Encore une fois, sur des questions qui soulèvent parfois des débats passionnés, c’est à mon sens le pragmatisme qui permettra d’avancer.

L’interdiction programmée des pesticides semble pour la première fois faire naître un conflit d’intérêt entre chasseurs et agriculteurs. Comment analysez-vous cette situation inédite ?

B. P. : Les chasseurs ont besoin, pour exercer leur passion, d’une nature préservée et en bon état. Or, les néonicotinoïdes dégradent l’environnement et des oiseaux meurent après avoir mangé des semences traitées. Les agriculteurs ont, eux, besoin, pour produire, de solutions alternatives. Plus qu’un conflit d’intérêt, je crois qu’on est là dans une problématique de temporalité : les chasseurs perçoivent le danger et sont favorables à ce qu’on y mette un terme rapidement. Le monde agricole veut le temps de s’adapter. La solution retenue – une interdiction dès 2018, avec des dérogations possibles pour certaines cultures jusqu’en 2020, le temps de trouver des solutions alternatives – finira par faire consensus.

Ne faudra-t-il pas envisager une gouvernance commune des trames vertes et bleues, des nouveaux territoires (Région, départements, intercommunalité), des massifs forestiers et des parcours réels des grands animaux ? Le respect et la mise en œuvre de la biodiversité peuvent-ils devenir les principes supérieurs, la vision moderne de l’aménagement des territoires ?

B. P. : Nous vivons dans un pays marqué par un empilement d’échelons de décision qui ne facilite pas toujours la lisibilité de l’action publique. La loi sur la biodiversité promulguée en août 2016 apporte deux types de réponse : d’une part, une gouvernance modernisée et simplifiée, avec notamment la mise en place du Conseil national de la bio­diversité, véritable parlement de la biodiversité qui remplace une dizaine de comités préexistants au niveau national, et de ses déclinaisons dans les territoires : des comités régionaux de la biodiversité en métropole, des comités de l’eau et de la biodiversité outre-­mer. D’autre part, un opérateur central, l’Agence française pour la bio­diversité, mise en place en janvier et qui regroupe quatre établissements publics, qui contribuera à la création d’agences régionales avec les collectivités. C’est au fil du temps qu’on trouvera, pour chaque territoire, pour chaque problématique, les solutions les plus efficaces.

Propos recueillis par B. L.

 

Écrit par

Brice Lefranc

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